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Jeff Hamilton
Biographie du batteur / jazz
drummer
Article du 1er septembre 2012 par "Beethoven" Jean-Michel Reisser
Biographie de Jeff Hamilton
Jeff Hamilton est né à Richmond,
Indiana, le 4 août 1953. A l’âge de huit ans, il joue déjà de la batterie en
écoutant les albums d’Oscar Peterson Trio. Il part étudier à l’université
d’Indiana. Ses influences sont
Gene Krupa, Buddy Rich, Mel Lewis, "Philly" Joe Jones et Shelly Manne. En
1974, il entre dans The New Tommy Dorsey Orchestra, puis est engagé par
Lionel Hampton. En 1975, il rejoint le trio de Monty Alexander. En 1977,
Woody Herman l’engage ; en 1978 il remplace Shelly Manne dans le groupe
« The LA 4 » jusqu’en 1984. Il compose et arrange pour le groupe. De 1983 à
1987, il est le batteur d’Ella Fitzgerald mais enregistre et joue avec une
multitude de musiciens tels que Count Basie, Rosemary Clooney, Ernestine
Anderson etc. En 1986, il fonde, avec John Clayton, leur big band, « The
Clayton-Hamilton
Jazz Orchestra ». De 1988-1995,
il fait partie du Ray Brown Trio. Dès 1995, il fonde son trio. En 2004, il
devient le copropriétaire des cymbales Bosphorus.
En 2006, avec son inséparable ami John Clayton, il est élu, par la Los
Angeles Music Society, le musicien de l’année.
Outre son trio et orchestre, il continue à tourner dans le monde entier avec
divers groupes dont, pendant plus de 10 ans, avec
Diana
Krall.
Depuis 1976, il a enregistré plus de 250 albums, réalisés des shows TV et
concerts avec, entre autres, Ray Brown, Natalie Cole, Diana Krall, Oscar
Peterson, Milt Jackson, Rosemary Clooney, Barbara Streisand, Mel Torme, John
Pizzarelli, Benny Carter, Lalo Schifrin, George Shearing, Dr. John, Clark
Terry, Gene Harris, Toshiko Akioshi, Scott Hamilton, Harry "Sweets" Edison,
Keely Smith, Bill Holman, Herb Ellis, Barney Kessel, Mark Murphy, Bud Shank,
Joey DeFrancesco, Terry Gibbs, Diane Reeves, Dee Dee Bridgewater etc.
Il est également l’invité régulier du fameux orchestre de Cologne,
Allemagne, nommé « The WDR Big Band ».
Il fait partie également de deux documentaires (DVDS) sur Oscar Peterson,
« The Life Of A Legend » et « In The Key Of Oscar ».
Jeff
Hamilton ou « Mister Melodic Jazz Drummer »
Jeff Hamilton n’est décidemment pas un batteur comme les autres. Il ne
« cogne » pas sur ses tambours, n’étouffe pas les coéquipiers avec lesquels
il joue, n’impose pas sa supériorité à aucun moment, ne fait aucun « show »
pour être remarqué ni adulé de quiconque, ne se sert d’aucun musicien pour
devenir un faire-valoir, n’est pas opportuniste pour essayer de devenir le
batteur de Jazz le plus connu au monde.
Jeff est lui-même ! C’est certainement pour toutes ces raisons -et beaucoup
d’autre encore- qu’il est un des batteurs les plus demandés aux USA, que
cela soit pour donner des concerts, enregistrer, animer des « master
class ».
C’est bien simple, vous désirez l’avoir pour un projet ? Il vous faudra
attendre une bonne année. A l’heure actuelle, il y a pléthore de très bons
musiciens partout dans le monde qui savent faire énormément de choses mais
Jeff, lui, est le « roi » de tout ce que je viens d’expliquer.
Il faut souligner qu’il donne à son Art sans compter et a fait ses classes.
Tout jeune, il étudie son instrument, 24 heures sur 24, sans relâche,
pendant des années, transcrivant également beaucoup de titres de LP’s pour
non seulement comprendre son instrument mais la Musique a laquelle il décide
de dédier sa vie. C’est un labeur de longue haleine, une dévolution totale à
la musique qu’il aime et qu’il défend avec grande conviction et ferveur !
Il ne se préoccupe pas que de question technique de son instrument mais
également comment les musiciens se placent dans un groupe, comment ils
jouent ensemble ou séparément, ainsi que leur style. Il écoute tout dans les
moindres détails.
Une des principale clé de son Art : connaître sa propre dynamique ; et dieu
sait s’il non seulement la connaît mais, surtout, l’applique !
Votre serviteur a été témoin, à de nombreuses reprises, de problèmes
d’amplification et du placement des micros en concert. Jeff explique à
l’ingénieur du son qu’il ne veut pas ou parfois que 2 micros.
Jeff l’explique : « dans notre groupe, nous connaissons notre propre
dynamique donc n’avons pas besoin de beaucoup de micro ». L’ingénieur reste
sans voix, sans comprendre grand-chose …
Notre homme n’est pas un robot mais un être humain, sensible. On retrouve
donc, dans son jeu de batterie, sa façon de jouer qui reste des plus humble,
chose que beaucoup de batteurs aujourd’hui ont totalement omis pour devenir
des boîtes à rythmes effrénées, sans âme ni musicalité. On matraque, on « en
met partout », on épate la galerie pour tirer la couverture à soi. Mais où
se trouve donc la Musique dans ce cas ?
Pendant ce temps, Jeff continue à être un « roi » dans son domaine,
imperturbable, immuable. On peut affirmer qu’il est un « percussionniste
ciseleur », un architecte quasi intouchable, hors norme. En exagérant un
poil, on pourrait pousser le raisonnement et affirmer que ce qu’il nous
propose est presque trop beau !
Jeff a eu la grande chance d’arriver sur le devant de la scène du Jazz à un
moment où certains grands maîtres étaient encore en activité et possédaient
tous leurs moyens.
Il part étudier à l’université d’Indiana mais ne termine pas ses études car
il est engagé par « The New Tommy Dorsey Band » puis par Lionel Hampton.
Dans cette université, il rencontre le bassiste John Clayton et, de suite,
deviennent amis non seulement dans la vie mais aussi musicalement. Ils sont
presque des frères jumeaux. Quand l’un est engagé, l’autre l’est
automatiquement.
C’est bien ce qui se passe quand le
jeune pianiste jamaïcain Monty Alexander (sheet music de Monty Alexander) forme son nouveau trio en 1975. Il
engage John ; ce dernier lui suggère de prendre Jeff à la batterie. Ce trio
devient mythique et reste, à ce jour, le meilleur que le pianiste n’est
jamais eu et n’aura probablement jamais.
Pour assoir et encrer sa réputation
mondiale à vie, le trio se produit au festival de Jazz de Montreux en
juillet 1976. C’est le triomphe. Les gens sont debout et ne veulent plus le
laisser partir. C’est bien simple, il y a rappels sur rappels, ce qui fait
paniquer le prochain groupe à monter sur scène ce soir-là : le Thad
Jones-Mel Lewis Orchestra !
La sortie - en partie - du concert en LP
amplifie l’engouement des fans du monde entier.
Ce disque reste, encore aujourd’hui,
le meilleur du trio et une des meilleurs ventes dans le domaine. Rien que
cela ! D’ailleurs, il y a 4 ans, MPS-Universal décide de le rééditer avec
trois titres inédits. Tous les fans, sans exceptions, le rachètent afin de
les posséder. Il faut dire que la remasterisation est parfaite et donne un
bien meilleur son que sa précédente édition.
Dès le début de sa carrière, on sent un Jeff Hamilton très à l’aise dans
l’idiome de ce trio car il fait équipe parfaite avec John Clayton. « Les
deux font la paire » comme on dit.
C’est rare. On connaît de très nombreux partenaires réguliers basse-batterie
qui ne fonctionnent pas si bien que ça. Je n’en nommerai pas mais certains
sont fort célèbres et jouent encore ensemble. Depuis 1975, notre double
« J », Jeff & John, continuent à jouer ensemble quasi un jour sur deux,
enregistrent de nombreux albums avec des centaines d’artistes, que cela soit
en trio, quartet, quintet ou big band.
Qui dit mieux ?
Le trio ayant le vent en poupe, notre « architecte » fait parler très vite
de lui. Milt Jackson le demande. Puis, c’est au tour de Woody Herman et
Count Basie de lui demander de venir « driver » leur orchestre, ainsi que
beaucoup de chanteurs et chanteuses telles qu’Ernestine Anderson ou Ella
Fitzgerald etc. Excusez du peu !!! Il acquiert donc une expérience dans des
domaines très variés.
En 1978, le grand batteur Shelly Manne désire partir du groupe « The Los
Angeles Four » qui se compose de l’altiste et flûtiste Bud Shank, du
bassiste et manager
Ray Brown
et du guitariste brésilien Laurindo Almeida.
Un groupe également à part dans l’histoire du Jazz qui mélange trois genres
musicaux bien différents : Le Jazz, le Classique et la musique brésilienne.
Le traitement des thèmes choisis par nos quatre compères peuvent être
également très funky, voire, par moment même, un peu Rock.
« The LA 4 » est unique car, à l’époque, personne ne mélangeait, avec une
telle maestria, ces genres musicaux non seulement difficiles à jouer mais
d’autant plus à marier ! Nos hommes de Los Angeles sont intouchables dans
ces domaines. La Musique n’a pas d’étiquette, ni de frontière.
Ce n’est qu’en réécoutant, aujourd’hui, ces quatre Maîtres ensemble, que
l’on se rend compte à quel point ce groupe était en avance sur son temps. On
utilise aujourd’hui le terme de groupe « Cross Over ».
En entendant Jeff, Ray Brown, le boss, l’engage séance tenante et lui
demande de venir s’installer à Los Angeles ! Incroyable mais vrai ! Notre
jeune percussionniste va très faire oublier Shelly Manne, ce qui est peu
dire car remplacer un monstre tel que Shelly, il fallait vraiment avoir des
bagages en béton armé !
Il devient très vite demandé de toutes parts, aussi bien en studio qu’en
concert ainsi que de participer à des « clinics ».
Amoureux des big bands, tout comme son altère ego John Clayton (qui joua
avec le « Count » également), nos deux inséparables décident de former leur
orchestre en 1986, « The
Clayton-Hamilton
Jazz Orchestra ». S’imposer en
tant que grand orchestre relève du défi de nos jours mais avec le temps, cet
ensemble s’impose, enregistre des albums et tourne régulièrement dans le
monde.
Pendant de nombreuses années, il est l’orchestre en résidence au « Hollywood
Bowl » de Los Angeles et participe à de nombreux projets qui font encore
grandir sa réputation.
Mais Jeff n’épouse pas qu’un groupe, il continue à travailler avec de
nombreux artistes et groupes divers de Jazz.
Ray Brown lui demande d’être le batteur de son trio entre 1987 et 1994. Il
le quitte afin de former son trio en 1995. C’est le début d’une nouvelle ère
où il devient réellement leader et manager (prenant exemple sur ancien
employeur) de son propre groupe et voyage dans le monde entier.
Des albums de ce trio sortent. Il trouve en Larry Fuller, superbe pianiste
(et future pianiste du … Ray Brown Trio entre 1999-2002 !) et le bassiste
Lynn Seaton, les compagnons qui lui siéent. Dès l’an 2000, le pianiste Tamir
Hendelman et le bassiste Christoph Luty, tous deux alors membres du
« Clayton-Hamilton
Jazz Orchestra », deviennent celui de son trio.
Quel groupe mes amis ! Les albums reflètent d’ailleurs très bien l’esprit,
le son et la musicalité du groupe.
Une fois de plus, la conception de Jeff se démarque de tous ses autres
confrères : c’est un batteur leader.
Il apporte, à son groupe, toute sa grande expérience acquise certes mais
également en mettant en avant sa conception des choses qui reste
radicalement différente de tous les autres trios entendus à ce jour.
En effet, ce n’est pas un trio piano-basse-batterie de plus comme il en
existe des dizaines de milliers d’autres dans le monde. NON ! Il s’agit d’un
trio batterie-piano-basse et Jeff en est le pivot central. Il en insuffle le
rythme, distribue les divers rôles, ponctue toutes les phrases, sans jamais
montrer qu’il est le patron, toujours présent mais jamais pesant, ni
redondant, ni racoleur, ni prétentieux.
Les climats changent à chaque morceau interprétés. Ceux-ci ne se ressemblent
jamais les uns des autres, mais le style et le son du trio reste
reconnaissable après cinq secondes d’écoutes.
Chaque titre est à la fois arrangé, laissant aussi une belle place à
l’improvisation tout en étant rigoureux dans l’interprétation. Si un des
trois musiciens veut être mis en valeur, c’est à lui de choisir le thème et
de l’arranger à sa convenance afin qu’il soit la vedette comme il l’entend.
Intelligent comme démarche, n’en est-il pas ?
De plus, nos compères peuvent partir dans tous les sens musicaux qu’ils
désirent mais une bouée de sauvetage reste en permanence à leur porté de
mains pour que le tout reste homogène, solide, parfait et surtout, soudé.
« The Sound Of The Trio » comme on peut le nommer. Cela ne vous
rappelle-t-il pas le titre d’un fameux album d’Oscar Peterson/Ray Brown/Ed
Thigpen sur le label Verve en 1962 ? Un hasard … ? Certainement pas !
Qui fait mieux ? Combien existe-t-il de batteur-leader en Jazz qui réalise
tout ça à la fois ?
Jeff aurait pu devenir très facilement un des batteurs les plus demandés
dans les studios à Hollywood; cela aurait été très facile pour lui car il
lit parfaitement la musique et est arrangeur. L’argent aurait coulé à flot !
De plus, à la mort prématurée de son ami Shelly Manne en 1984, il aurait
repris tout son travail avec aisance et panache.
NON ! Jeff ne l’entend pas ainsi. Son seul but était de devenir un batteur
de Jazz reconnu, sans concession aucune. Beaucoup ont ri de lui à l’époque,
sa façon de penser et de voir les choses dans ce métier. En voyant le
résultat, ils ont eu bien tort et se sont complètement trompés sur ce
Gentleman.
On peut aisément affirmer qu’il n’a pas seulement réussi -avec maestria- ses
vœux mais qu’il est allé au-delà de toutes ses espérances. En effet, il
réalisa tous ses rêves en la matière : jouer avec Basie, Oscar Peterson, Ray
Brown etc. Il les désirés ? Il les a eus !
Le Jazz existe et existera encore s’il y a « passage de témoins » entre les
anciens et les nouveaux. Jeff eut quelques mentors qui lui ont donné les
« clés » essentielles. Le temps a passé et c’est lui, aujourd’hui, qui se
trouve dans cette même position. Il forme les jeunes qui veulent apprendre.
Outre les membres de son trio, il est le mentor de pas mal de jeunes gens
dont la plus connue reste
Diana
Krall.
Récemment, il (avec John Clayton toujours !) nous a présenté un jeune
prodige de la guitare de 25 ans au nom de Graham Dechter (qui sort son
deuxième opus). Graham figure déjà parmi les meilleurs guitaristes au
monde !
Pour la sortie de son nouvel album en trio au printemps dernier, « Red
Sparkle », enregistré sur le magnifique label de Denver (Colorado), Capri
Records, Jeff partit en tournée en Europe. Partout où il passe, en Suisse,
Allemagne, etc. il triomphe, et tout particulièrement à Istanbul où il y a
beaucoup de fans de Jazz et où il fut accueilli en star !
L’esprit et la conception de ce nouvel opus n’échappe pas à la règle des
autres : un savant mélange de thèmes originaux, composés et arrangés par nos
trois compères ; d’autres standards connus repensés, réarrangés et ré
harmonisés pour le trio.
L’album débute sur les chapeaux de roue avec un orignal de Jeff lui-même, « Ain’t
That A Peach ». Cet hyper swinguant medium est dédié au meilleur « lead
trumpet » de tous les temps, Eugène « Snooky » Young, qui nous quitta en
2011 à l’âge de … 92 ans ! Snooky fut le « lead trumpet » du
« Clayton-Hamilton Jazz Orchestra » dès sa première heure en 1986.
L’un des moments fort de cet album est la composition de Thelonious Monk
« Bye Ya », transformée ici en samba. L’hilarante mais ô combien subtile et
surprenante coda fait allusion à un autre thème de Monk, «Rootie Tootie ».
Epoustouflant.
Le hit de Stephen Bishop, « On and On », est totalement repensé. En effet,
le trio rend ici hommage à un autre trio légendaire, Ahmad Jamal/Israël
Crosby/Vernel Fournier (citation du thème fétiche d’Ahmad « Poinciana »).
Jeff tire un admirable coup de chapeau tout spécialement au grand batteur,
mélodique lui aussi, de la Nouvelle-Orléans, Vernel Fournier (1928-2000),
scandaleusement oublié aujourd’hui. Un moment intense.
« Hat’s Dance », composé par Jeff et arrangé par Tamir, rend hommage à la
maman de notre leader, qu’on surnommait « Tante Hat ». Le trio sonne
admirablement et les trois ne font qu’un dans cette interprétation magique.
Le standard « Too Marvelous For Words » nous fait entendre notre batteur
jouant le thème, redistribuant les cartes et les reprenant à tout moment.
Tamir est particulièrement inspiré, très groovy dans ce up tempo très
« hot ».
La chanson « Laura », tiré du film du même nom, réalisé par le grand Otto
Préminger en 1944, est interprétée ici d’une manière bouleversante et Tamir
y excelle avec brio.
« A Sleepin’ Bee », de Truman Capote, met en valeur le grand bassiste
Christoph Luty, qui en est également l’arrangeur. Son profond, boisé, feutré
et sec à la fois, aisance dans les graves comme les aigus, notre homme est
incroyablement inspiré, grande technique sans jamais l’étaler, muni d’un
swing et tempo redoutable.
« Red Sparkle », composé et arrangé par Jeff, est un up tempo qui réserve
bien des surprises, tant harmoniquement que rythmiquement. Il est aux
baguettes tout au long de ce morceau et non démontre une fois de plus ce
qu’il sait faire avec.
« I Know
You Oh So Well », composé en 1962 par Ray Brown pour une séance avec André
Prévin, Herb Ellis et Shelly Manne, est un autre remarquable arrangement de
Christoph qui joue le thème à l’archet avec brio. Cette superbe ballade,
totalement oubliée, montre une facette cachée et inconnue de Brown. Un autre
moment très émouvant, plein de tendresse et d’émotion dont le trio sait nous
faire partager avec pur bonheur.
Pour terminer en beauté ce programme haut en couleur, Christoph compose et
arrange un thème dédié à l’univers Ellingtonien, « In An Ellingtone », où
Jeff joue un style de batterie peu usité de nos jours, le « shuffle », et
dont l’un des meilleurs en la matière se nommait Sam Woodyard, justement le
batteur légendaire du Duke de 1955 à 1967.
Le Jeff Hamilton Trio s’inscrit donc comme un des meilleurs au monde et ce
nouvel opus nous le rappelle à chaque seconde.
Précipitez-vous sur cet album avec grande conviction. Vous pourrez le
réécouter encore et encore et au bout de la vingtième fois, vous allez
encore découvrir des tas de passages que vous n’aviez jamais entendus
auparavant ! Essentiel !
“Red Sparkle”. Jeff Hamilton (batterie); Tamir Hendelman (piano); Christoph
Luty (basse). Enregistré en 2012. Capri Records 74114-2.
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Jeff Hamilton est également le copropriétaire de la société de cymbales « Bosphorus
Cymbales » et possède sa propre série sur laquelle il joue, « The Hammer
Series ». Il joue également sur les tambours « Remo ».
Depuis 1976, Jeff Hamilton a
enregistré plus de 250 albums ! -
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Article par
"Beethoven" Jean-Michel Reisser.

Le batteur Jeff Hamilton. Photo copyright: ART PAZORNIK.
Jeff Hamilton notes de musique: sheet music.
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Le batteur Jeff Hamilton. Photo copyright Alex Solca.
Jeff Hamilton sheet music.
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The Jeff Hamilton Trio: From Studio 4. Commandez ce CD chez
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Ray Brown Trio (Ray Brown, Benny Green, Jeff Hamilton): Don't Get Sassy.
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Jeff Hamilton Trio: the best things happen... Commandez ce CD chez
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Clayton-Hamilton Jazz Orchestra: Groove Shop. Commandez ce CD chez
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Milt Jackson and the Monty Alexander Trio (avec Jeff Hamilton): Soul Fusion.
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The Clayton-Hamilton
Jazz Orchestra: Live at MCG. Commandez ce CD chez
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Jim Hershman, Bill Cunliffe, Jeff Hamilton: Partners in Crime. Commandez
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Eric Reed, Ralph Moore, Jeff Hamilton: West Coast Jazz Summit. Commandez
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L.A.4 (Laurindo Almeida, Ray Brown, Jeff Hamilton, Bud Shank): Watch What
Happens. Commandez ce CD chez
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The Monty Alexander Trio Live at the Montreux Jazz Festival: Montreux
Alexander. Commandez ce CD chez
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Correction du 12 septembre 2012 (avant un faux disque mis en évidence):
Ernestine Anderson with Clayton-Hamilton
Jazz Orchestra: Boogie Down. Commandez ce CD chez
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Le batteur Jeff Hamilton. Photo copyright Alex Solca.
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