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Wayne Shorter
Biographie du saxophoniste, discographie, CDs, livre,
sheet music by Wayne Shorter.
Article du 1 novembre 2005 par "Beethoven", Jean-Michel Reisser
 
Biographie de Wayne Shorter

S
axophoniste ténor, soprano, compositeur et arrangeur est né à Newark dans le New Jersey le 25 août 1933. Son père l’initie involontairement au Jazz en écoutant des émissions de radio au retour de son travail. Produite par Martin Block, cette émission quotidienne initie Wayne au Jazz et il découvre alors Bud Powell, Thelonious Monk, Charlie Parker, Coleman Hawkins, Lester Young entre autres.

En 1948, il va écouter un concert du « Jazz At The Philarmonic » organisé par le légendaire producteur Norman Granz. Dans ce « All Stars », il y a Charlie Parker, Coleman Hawkins, Lester Young, Hank Jones, Ray Brown, Dizzy Gillespie etc … C’est après ce concert qu’il décide de devenir musicien. Il assiste également à un autre concert où 2 grands orchestres se partagent l’affiche : Stan Kenton et Dizzy Gillespie, avec, comme invité, Charlie Parker. De 1948 à 1951, il fait des études musicales à la New York University. Il apprend la clarinette. Il compose dès l’âge de 17 ans. Il affirme avoir écrit, à cette époque, 23 compositions entre l’âge de 18 et 20 ans dont beaucoup pour l’orchestre dont il faisait partie et qui jouait pour la danse. Juste avant de partir pour l’armée, il va écouter Max Roach. Il joue avec le Maître au club  « Cafe Bohemia ». Il « jamme » également avec le génial bassiste et violoncelliste Oscar Pettifford, un autre grand batteur Art Taylor, l’organiste Jimmy Smith etc.

De 1956 à 1958, il accompli son service militaire. Pendant une permission, il rencontre son idole, Lester Young. Puis Max Roach l’écoute attentivement et c’est à cette époque qu’il devient réellement ami avec Sonny Rollins. Durant les 3 derniers mois de son service, le pianiste, compositeur, arrangeur et leader Horace Silver l’appelle pour jouer dans son nouveau groupe de l’époque. A la même époque, le sextet de Miles Davis avec John Coltrane et Cannonball Adderley donnent un concert dans le cadre de l’armée. A sa sortie, il rencontre le tout jeune pianiste Joe Zawinul. Il joue alors brièvement dans les formations de Nat Phillips et de Willie Bobo. Puis, il rencontre John Coltrane en 1958 et ils deviennent amis. Coltrane quitte Miles et demande à Wayne s’il veut le job. Mais Wayne ne peut pas car il joue avec big band du trompettiste canadien Maynard Fergusson. Quelques semaines plus tard, il reçoit un téléphone du jeune déjà grand trompettiste Lee Morgan : « Come down here with us and just play ! ». Voici notre homme avec les hommes de Art Blakey ! C’est comme cela qu’il remplace le ténor du groupe de l’époque Hank Mobley, qui ne peut faire les « gigs ».

En 1959,
Lester Young décède. Wayne Shorter compose le magnifique thème "Lester Left Town" en son honneur, qui devient immédiatement un standard. Puis il part en Europe avec Art Blakey et ses hommes. Il joue avec le légendaire pianiste Bud Powell à Paris. Il enregistre son premier album en leader pour le label de Chicago « Vee-Jay » : « Introducing Wayne Shorter ». Il devient alors le directeur musical des « Jazz Messengers ». Il compose, arrange beaucoup et voyage avec celui-ci sans relâche dans le monde entier (très régulièrement au Japon).

Dès 1962, Miles Davis l’appelle pour enregistrer avec le pianiste et chanteur Bob Dorough. Il lui demande alors de faire partie de son groupe mais Wayne préfère rester avec Art Blakey. Miles lui dit : « Quand tu seras prêt, appelle-moi ! ». Miles l’appelle à nouveau en 1963. C’est Art Blakey qui décroche le téléphone car le groupe est en pleine répétition. Personne ne sait ce qu’ils se sont dits alors …

1964 : une toute grande année pour Wayne : il enregistre pour le fameux label « Blue Note » 3 grands disques historiques :  « Night Dreamer », « Juju » et « Speak No Evil ». En été, il quitte Blakey et rejoint enfin le quintet de Miles Davis. A son arrivée, Miles lui demande s’il n’a pas des compositions à lui  proposer. Quelques jours plus tard, Wayne ressort son vieux livre de compositions d’antan (vers 1956). Ils enregistrent l’album nommé  « ESP », un original de Wayne tiré de ce livre justement. (Chose assez étrange pour le relever : le public retient, de cette époque, d’autres compositions venues après telles que « Footprints », « Nefertiti », « The Sorcerer », « Pinocchio » etc …). Ce quintet est alors composé d’Herbie Hancock au piano, qu’il avait rencontré à travers le trompettiste Donald Byrd quelque temps plus tôt, de Ron Carter à la basse et de Tony Williams à la batterie. Ce groupe devient alors mythique. Il joue alors de plus en plus de soprano dès 1968 et se montre sensible à l’ouverture du Jazz à d’autres horizons musicaux.

En fait, il parcourt une double carrière : celle avec Miles et celle en enregistrant , toujours pour Blue Note, une série de magnifiques albums sous son nom ou en tant que « sideman » avec des géants tels que Freddie Hubbard, Lee Morgan, le tromboniste Graham Monchur III, Bobby Timmons, Cedar Walton etc.

En 1970, il quitte Miles pour créer un nouveau groupe avec le pianiste Joe Zawinul et le bassiste Miroslav Vitous nommé  « Weather Report ». Tous les membres deviennent des stars adulées et leurs morceaux sont joués partout. Ce groupe, le premier du genre dit « fusion » de « Jazz-Rock », enregistre alors pour CBS-Columbia, 16 albums. Beaucoup d’entre eux deviennent des hits, des thèmes de référence, tels que « Birdland », « The Elders », « Put On The Half Shape » etc … La période la plus créatrice du groupe se situe entre 1974-1979 avec l’arrivée du bassiste électrique génial Jaco Pastorius et du non mois grand batteur Peter Erskine. Wayne fait aussi partie d’un « all stars » remarquable qui va tourner dans le monde entier plusieurs fois à la fin des années 70 et tout début des années 80 : « VSOP ». Cet ensemble est constitué de Freddie Hubbard, Herbie Hancock, Ron Carter et de Tony Williams. Quelques superbes albums voient le jour, toujours pour le label CBS-Columbia.

Parallèlement, dans les années 80, il enregistre avec d’autres artistes venus du dehors de la scène du Jazz tels que la chanteuse Joni Mitchell, Pino Danielle, Carlos Santana, Milton Nascimento, le groupe Steely Dan. « Weather Report » se dissout en décembre 1986.

Wayne poursuit sa carrière de leader. Il perd son frère, le trompettiste Alan, avec lequel il avait enregistré chez « Blue Note », l’album « The All Seeing Eye » en 1965. Il devient alors le découvreur de nombreux talents féminins tels que la percussionniste Marilyn Mazur, les pianistes Gerri Allen, Renée Rosnes, Rachelle Z, la « batteuse » Terri Lyne Carrington. Il collabore à l’album du chanteur Salif Keita puis rejoue avec Miles à Paris en juillet 1991.

Il tourne dans le monde entier en 1992 et 1993 avec le groupe « A Tribute To Miles », en hommage au célèbre trompettiste décédé en septembre 1991. Il retrouve alors ses vieux compagnons Herbie Hancock, Ron Carter, Tony Williams (la même rythmique que dans le groupe « VSOP ») et, en plus, le jeune trompette Wallace Roney. En 1995, il sort en nouvel album, « High Life », après 7 ans de silence en tant que leader. Cet album est controversé et pas très bien reçu par la critique.

En juillet 1996, il perd sa femme, Ana Maria et sa nièce, Dalila, dans le tragique accident d’avion de la compagnie TWA 800 de New York-Paris. Le mythique groupe les « Rolling Stone » font appel à lui pour un titre sur leur album intitulé « Bridges To Babylon » en 1997. Cette même année, il enregistre un album en duo avec Herbie Hancock, « 1+1 ». Ils donnent des concerts dans le monde entier en 1998. Herbie l’invite aussi dans son album (très controversé) « Gershwin’s World ».

En 2001, à l’âge de 68 ans, il tourne enfin en tant que leader à part entière ! Son formidable quartet avec lequel il part dans le monde entier est alors formé du pianiste cubain Danilo Perez, du contrebassiste John Patitucci et du batteur Brian Blade. De ses tournées triomphales sort un nouvel album sort nommé « Footprints Live ! ». Il participe également à l’album d’Herbie Hancock « Future 2 Future » , ainsi que sur l’album du géant de la basse électrique, ancien de chez Miles Davis des années 80, Marcus Miller « M2 » pour le label Telarc. En 2003, il enregistre un album studio « Alegria ». Il donne également toute une série de concerts (à Paris notamment) avec son quartet et un orchestre symphonique en 2004. Puis, en 2005, il sort un nouvel album enregistré pendant différentes tournées en Europe, Asie et USA intitulé « Beyond The Sound Barrier », toujours avec le même quartet et les mêmes musiciens.

Le monde de Wayne Shorter

Il est très difficile, voire quasi impossible de décrire avec les mots justes, le « monde » de Wayne Shorter car de « monde » tout à fait à part il s’agit bel et bien. Notre homme a beaucoup écouté les anciens et s’en est imprégné. On pense à Coleman Hawkins et, surtout, à Lester Young, dans la manière de « voler » en dessus des accords, de traiter les sons, ainsi que le lyrisme mélodique. Concernant ses influences, certains grands critiques de renoms internationaux y voient une extension pure et simple de John Coltrane.

A mon humble avis, ce n’est pas réellement juste. Wayne, tout comme Coltrane mais aussi Joe Henderson, Sonny Rollins et quelques autres ténors de cette génération, ont la même approche de la musique, de ses structures, des sons de l’époque et de toutes ses libertés harmoniques et rythmiques. Votre serviteur pencherait plus par l’écoute très approfondie de certains fabuleux bassistes bien précis de Jazz tels que Slam Stewart, Ray Brown, Paul Chambers et Scott Lafaro mais aussi par celle des Maîtres violonistes Yehudi Mehuin et Jasha Heifetz.

J’assume en disant (et même si cela n’est pas des plus évidents) que Charlie Parker, Dizzy Gillespie et Bud Powell ont eu une influence décisive sur la manière de composer et d’arranger de Wayne. Mieux encore : il ne l’a pas fait exprès mais ces 3 grands se sont encrés en lui à jamais. J’entends également beaucoup de sons « Duke Ellingtoniens » dans sa manière d’attaquer les notes et de les prolonger. Dans ses compositions, ses accords et passages complexes (tout en évitant parfois la mélodie d’ailleurs), je les compare souvent aux fameuses introductions tellement incroyables que réalisait le génial pianiste Erroll Garner ! A méditer … (tout comme Wayne lui-même pratique la méditation si souvent).

Malgré une musique parfois pas facile d’accès pour tous, Wayne Shorter a eu une influence certaine dans l’histoire du Jazz à partir du début des années 80, aussi bien dans la manière de jouer que de comprendre et arranger la musique. Un des ses plus brillants émule est très certainement le saxophoniste Brandford Marsalis, frère du célèbre trompettiste Wynton.

Ce que l’on peut affirmer, c’est que Wayne Shorter ne laisse pas indifférent, tout comme Miles Davis et quelques autres. Il a pris d’ailleurs beaucoup de ce dernier : il a su créer, tout autour de lui, un mysticisme qui reste -presque- bien entier. A chacun d’essayer de rentrer dans son « monde », pleins de sons et de créativités uniques dans l’histoire de la musique afro-américaine.



Discographie sélective de Wayne Shorter

Très difficile de vraiment choisir car les albums de la première époque « Blue Note », de 1964 à 1967, sont tous pratiquement du même très haut niveau. Disques de Wayne Shorter en leader:


« Speak No Evil »: Shorter, Elvin Jones, Herbie Hancock, Ron Carter, Freddie Hubbard. Blue Note-EMI, 1964. Wayne, tout en restant dans ce courant nommé « hard bop », ouvre considérablement les espaces sonores en pensant qu’il s’agit d’un plus grand ensemble. Toutes ses compositions et arrangements sont devenus des standards. Tous les musiciens sont très inspirés. Chef-d’œuvre! Commandez Speak No Evil chez Amazon.fr, Amazon.de, Amazon.co.uk ou Amazon.com.


« Adam’s Apple »: Shorter, Herbie Hancock, Reginald Worman, Joe Chambers. Blue Note-EMI, 1966. Album « boudé » à l’époque on ne sait pourquoi, Wayne est ici en quartet, chose assez rare. L’osmose avec Herbie dans les traitements de ses compositions est exemplaire à tous points de vues, surtout « Teru » et « Chief Crazy Horse », cette dernière étant dédiée à John Coltrane. Indispensable! Commandez le CD Adam's Apple chez Amazon.fr, Amazon.co.uk, Amazon.de, Amazon.com.


« Schizophrenia »: Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter, Curtis Fuller, James Spaulding, Joe Chambers. Blue Note-EMI, 1967. Un savant mélange entre les manières dites « straight », c’est-à-dire « simples » et « free », donc de repousser au maximum les limites du Jazz. L’album entier se balade entre ces 2 extrêmes. Nos musiciens jouent avec clarté, excitation dans tous les registres demandés et  savamment composés-arrangés par Wayne. Un moment important phonographique du Jazz! Commandez le CD Schizophrenia chez Amazon.fr, Amazon.de, Amazon.co.uk ou Amazon.com.


« Alegria »: Shorter, Danilo Perez, Brad Mehldau, John Patitucci, Brian Blade, Terri Lyne Carrington, Alex Acuna, Charles Curtis.  Verve-Universal 543558-2, 2003. Très intéressant de réécouter des nouvelles versions d’anciens thèmes tels que « Orbits » mais aussi des classiques tels que « Serenata » ou encore « Bachianas Brasileiras No.5 ». La magie Shorter opère à nouveau soit en quartet, soit avec un ensemble de saxes, ou avec un celliste, Charles Curtis. Wayne ouvre encore d’autres sons avec l’ajout superbe du percussionniste Alex Acuna, à l’aise comme un poisson dans l’eau dans l’univers « Shortien ». Très bel album. Commandez le CD Alegria chez Amazon.fr, Amazon.de, Amazon.co.uk or Amazon.com.

Albums en tant que « sideman » il y a en beaucoup et presque tous de très haut niveau. Retenons:
- Art Blakey Paris Jam Sessions (1959) avec Barney Wilen, Bud Powell, Lee Morgan. Collection « Jazz In Paris » Universal.
- Art Blakey : « The Big Beat » (1960)  Blue Note RVD Edition-EMI.
- « Caravan » (1963) Original Jazz Classic-Fantasy.
- « Free For All » (1965) Blue Note-EMI.
- Miles Davis : « ESP » 1965 Sony-Columbia.
- « Miles Smiles » (1966) Sony-Columbia.
- « In A Silent Way » (1969) Sony-Columbia.
- VSOP : « Live Under The Sky » (1979) Sony-Columbia.
- Freddie Hubbard : « Ready For Freddie » (1961) Blue Note-EMI.
- Lee Morgan : « The Procrastinator » (1967) Blue Note-EMI.
- Weather Report : « Heavy Weather » (1977) Sony-Columbia.
- Joni Mitchell : « Mingus » (1979) Asylum-Warner.
- Michel Petrucciani : « Power Of Three » (1987) Blue Note-EMI.


Livre Les singularités flottantes de Wayne Shorter par Stéphane Carini
Commandez Les singularités flottantes de Wayne Shorter, Birdland, septembre 2005, chez Amazon.fr.

« Les singularités flottantes de Wayne Shorter » par Stéphane Carini, Collection « Birdland », Editons Rouge Profond.

Stéphane Carini, né en 1960, est juriste et diplômé de l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Critique depuis quelques années pour le magazine « JazzMan », on peut lire très souvent ses articles fouillés, précis, fort bien documentés et pertinents.

Fasciné par la musique et l’univers de Wayne Shorter, aux travers des écoutes de ses albums Blue Note, il décide d’écrire un livre (de 123 pages) assez passionnant sur ce géant encore fort méconnu. Il s’agit, ici, d’une réflexion profonde dans l’écoute permanente de sa musique, ainsi que de ses interviews, pour essayer de décrire et de comprendre l’originalité du « mythique » personnage. Je pense sincèrement que personne n’est insensible à Wayne : on entre ou on n’entre pas dans sa musique. Stéphane a poussé son étude très loin. Cela en est presque un tour de force ! Mais pour lire ce recueil, prenez votre temps ! car il ne se lit pas comme un roman . il faut vraiment être « à son affaire » pour suivre et tout comprendre là où Stéphane veut nous amener. Stéphane s’est beaucoup inspiré de la musique de Wayne en écrivant son livre. On y décerne beaucoup de similitudes entre les deux. Etonnant …

Dans ses textes, il référencie beaucoup de thèmes, énumère les albums cités avec minutie redoutable. Il mentionne également certaines interviews que Wayne a accordées aux travers les années. Sa conclusion est éloquente. Une biographie courte mais précise, ainsi qu’une discographie sélective certes mais presque complète d’ailleurs, puis une filmographie y sont inclus avec brio. Ce premier livre, en Français (oui : c’est pourtant bien vrai !) sur le grand saxophoniste, compositeur, arrangeur, devrait faire référence en la matière et de loin pour longtemps. Je suis persuadé même que les chaussettes de Wayne lui tomberont de suite quand il lira cet ouvrage ! Stéphane : chapeau bas!

Commandez Stéphane Carini: Les singularités flottantes de Wayne Shorter, Birdland, septembre 2005, chez Amazon.fr.

Sheet music by Wayne Shorter.

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