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François Bayrou
Le candidat UDF à l'élection présidentielle 2007


Ajouté le 3 mai 2007
Bayrou ne reste pas vraiment neutre. Selon Le Monde, à l'issue du débat Royal - Sarkozy, Bayrou affirme qu'il ne votera pas pour Sarkozy, sans pour autant soutenir Royal.

Ajouté à Berlin le 1er avril 2007 à 19 heures
Après les incidents de la gare du Nord, selon Le Figaro.fr du 31 mars 2007 à 21.20, le baromètre TNS Sofres-Unilog pour Le Figaro et LCI place Sarkozy à 30%, Royal à 27%, Bayrou à 18% et Le Pen à 12% des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle 2007.

Article du 1er avril 2007
Né le 25 mai 1951 à Bordères (Pyrénées-Atlantiques), François Bayrou est depuis 1998 le président de l'UDF. En 2007, comme en 2002, il est le candidat UDF à l'élection présidentielle.

Depuis peu de temps, il flambe dans les sondages. Largement un produit des médias, désenchantés par la candidate socialiste et parfois avec des réserves quant à “l'imprévisibilité” de
Nicolas Sarkozy, le succès de Bayrou est loin d'être assuré. L'opinion publique en France est volatile, et les Français aiment surprendre lors des élections présidentielles. Plus d'une fois, ils ont fait des choix imprévus par les sondeurs et laissé tomber le favori au dernier moment.

Il reste à voir si les électeurs socialistes, au moment où ils devront marquer d'une croix leur préférence au bureau de vote, opteront pour Bayrou au premier tour. Trop d'entre eux se rappellent du désastre de Lionel Jospin, éliminé par Jean-Marie Le Pen au premier tour lors des dernières élections présidentielles.

Sur la droite, Nicolas Sarkozy est le favori incontesté. L'UMP est, entre autres, une création pour mettre fin à la division de la droite républicaine, tourmentée par des guerres fratricides qui ont notamment permis à François Mitterrand de se faire élire président de la République. Les électeurs UMP ne voteront guère pour Bayrou.

Lors de l'élection présidentielle 2002, François Bayrou s'est déjà présenté comme candidat UDF. Il n'a finit que quatrième au premier tour avec le maigre score de 6,84% des votes.

Contrairement à la majorité de l'UDF, emmenée par Philippe Douste-Blazy, qui suivit l'appel de Jacques Chirac pour la création d'un parti unique de centre-droite, François Bayrou ne rejoignit pas l'Union pour  la majorité, ensuite rebaptisée Union pour un Mouvement Populaire (UMP).

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La majorité à droite n'apprécie pas ce faiseur de troubles qu'est François Bayrou. Il se présente comme un homme qui veut surmonter le clivage gauche-droite, mais il est à leurs yeux avant tout un de ces petits chefs de tribu qui n'arrivent pas à rentrer dans le rang.

De plus en plus opposé aux gouvernements Raffarin et surtout Villepin, Bayrou espérait gagner les voix modérées du PS, rejoignant parfois les positions de Dominique Strauss-Kahn. Dans la campagne présidentielle de 2007, Bayrou a promis aux enseignants d'investir dans l'école, non seulement parce que les enfants et étudiants sont le futur du pays, mais également parce qu'il compte gagner les enseignants - qui votent traditionnellement à gauche, mais qui ne s'enthousiasment pas pour Ségolène Royal - comme électeurs.

François Bayrou rêve de créer un gouvernement, voire un parti du centre. Mais il ne reste pas incontesté au sein de l'UDF. Au moment de la motion de censure du 16 mai 2006 contre le gouvernement Villepin déposée par le PS, seulement une minorité des députés UDF a suivi Bayrou qui a voté avec les Socialistes pendant que la majorité de son parti s'abstenait simplement. En tout cas jusqu'à la flambée dans les sondages, la majorité de l'UDF était partisan du choix de Nicolas Sarkozy comme président, une voix libérale dans l'UMP.

Que propose François Bayrou aux électeurs? L'impossible, la réconciliation de la droite avec le centre et la gauche toujours non-réformée. La France a besoin d'une bonne dose de libéralisme. Seul Nicolas Sarkozy semble incarner ce choix. Bien qu'en théorie Bayrou soit un démocrate-chrétien et un libéral, il se distingue par des positions souvent vagues ou encore populistes comme celles de Ségolène Royal.

Comme la candidate socialiste, l'ancien ministre de l'Education nationale de 1993 à 1997 se présente comme un homme du peuple qui écoute et comprend les petits Français et qui tiendra tête aux dirigeants politiques et économiques du pays et à leurs intérêts.

Il critique - non sans raison - les clans qui dominent le PS depuis le temps de François Mitterrand et l'UMP et ses prédécesseurs depuis l'ascension de Jacques Chirac, mais il oublie de mentionner que Nicolas Sarkozy s'est justement imposé contre ce clan et que lui, Bayrou, n'est rien d'autre qu'un petit chef de clan lui-même, bien que de second plan.

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François Bayrou, qui parle couramment béarnais, défend évidemment quelques bonnes causes, notamment l'idée d'une Europe des régions, une idée peu implantée dans la France centraliste. Il était en faveur du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, rejetée par les électeurs français en 2005. Il se bat aujourd'hui pour un renouvellement de l'Europe pour sortir de la crise constitutionnelle, et comme Sarkozy, il favorise une Europe à plusieurs vitesses. Mais Bayrou s'oppose à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Contrairement à Ségolène Royal qui veut augmenter les dépenses de l'Etat, Bayrou compte d'abord assainir le budget de la France. En 1997, il était une des personnalités politiques opposées à la dissolution prématurée du parlement voulue par Jacques Chirac, qui s'est soldée par la perte de la majorité de centre-droite aux urnes.

Une fois élu président, il n'est pas clair si François Bayrou arriverait à donner son empreinte à son pays dominé par d'autres forces politiques. Bien pire, il pense à former un gouvernement comprenant des socialistes. Il n'est guère imaginable qu'un tel cabinet prenne des mesures de libéralisation du marché de travail et bien d'autres mesures libérales nécessaires pour redynamiser la France.

Déjà un président Sarkozy aurait des problèmes, même avec le soutien de la majorité présidentielle, à convaincre le pays d'un agenda libérale et, si nécessaire, à l'imposer. Mais par sa personnalité, Bayrou est un chrétien calme, plein de compassion, qui rassure, un président potentiel, tandis que Sarkozy peut être brusque, ce qui inquiète. Le chef de l'UMP est un battant et un décideur, donc plutôt un premier ministre de caractère.

Si François Bayrou passe le premier tour, il risque fort de gagner l'élection présidentielle, car s'il arrive à éliminer Ségolène Royal, les électeurs socialistes le préféreront à Nicolas Sarkozy, et s'il arrive à éliminer le candidat UMP, les électeurs de ce dernier le préféreront largement à la candidate socialiste.

Mais nous sommes encore loin de là. Le duel Royal-Sarkozy reste le pronostic le plus probable. Le 18 mars 2007, un sondage TNS-Sofres-Unilog pour RTL-Le Figaro-LCI accordait 31% d'intentions de vote au premier tour à Nicolas Sarkozy, 24% à Ségolène Royal, 22% à François Bayrou et seulement 12% à Jean-Marie Le Pen, souvent sous-estimé dans les sondages.

Un sondage CSA réalisé pour Le Parisien les 28 et 29 mars 2007, après les événements de la gare du Nord, accorde 26% d'intentions de vote au premier tour à Nicolas Sarkozy, 24,5% à Ségolène Royal, 19,5% à François Bayrou et 15% à Jean-Marie Le Pen.

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