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Le débat Royal - Bayrou du 28 avril 2007

Ajouté le 3 mai 2007
Bayrou ne reste pas vraiment neutre. Selon Le Monde, à l'issue du débat Royal - Sarkozy, Bayrou affirme qu'il ne votera pas pour Sarkozy, sans pour autant soutenir Royal.

Article du 1er mai 2007
La campagne présidentielle en France nous a livré un spectacle bien curieux le samedi  28 avril 2007: un débat Royal - Bayrou. C'était du jamais vu. La candidate arrivée deuxième, et donc toujours dans la course pour la présidence, débat avec le candidat arrivé troisième, et donc exclu de tout espoir de s'installer prochainement à l'Elysée. Le commentaire de Nicolas Sarkozy était pertinent: “On n'a jamais vu une finale de la Coupe du monde se jouer entre le deuxième et le troisième”. Par conséquent, le candidat de l'UMP a boudé l'offre que Bayrou lui avait aussi faite.

Ségolène Royal a plus de cinq points de retard par rapport à Nicolas Sarkozy. Même avec le soutien de tous les communistes, trotskistes et autres verts, elle n'arrivera qu'a 36% des voix. Elle a donc besoin du soutien du “nouveau” centre de François Bayrou avec ses 18%. Le candidat de l'UDF, quant à lui, a besoin qu'on continue de parler de lui, car il veut fonder un nouveau parti, le Parti démocrate. Etant donné que PD (pédé) ne fait pas très chic, comme l'avait déjà appris Jean Lecanuet a dû apprendre dans les années 1960, Bayrou nous proposera sûrement un autre nom, par exemple le Nouveau parti démocrate.

Royal et Bayrou ont besoin l'un de l'autre, c'est pourquoi ils se sont appuyés mutuellement en se rencontrant le 28 avril 2007 devant les caméras de BFM TV et les micros de la radio RMC. Malheureusement, le site n'a pas supporté l'assaut des internautes, et je n'ai moi-même eu connaissance des détails du débat qu'après coup.

Tous les deux, Royal et Bayrou, ont souligné leurs points communs. Bayrou n'a pas manqué de répéter à plusieurs reprises l'existence de trois camps politiques, soulignant ainsi qu'il se voyait comme le représentant d'une troisième famille politique qui peut discuter d'égal à égal avec les deux autres. Hélas, le 2 mai 2007, il ne sera pas admis à la table des “grands”, car prétention et réalité sont dans le cas de Bayrou deux choses bien distinctes. Quant à Ségolène Royal, elle a bien laissé la porte ouverte en n'excluant pas dans un entretien télévisé donné plus tard de nommer Bayrou premier ministre.

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Avant le débat du 28 avril 2007, les deux protagonistes se sont rencontrés dans une chambre séparée pour un face à face de quelques minutes.

Au début du débat, les deux politiciens ont tout de suite souligné qu'il ne fallait pas s'attendre à un coup de théâtre à la fin de la discussion car il n'y aurait pas de ralliement de la part de Bayrou à la candidature de Royal.

En réalité, sans le dire ouvertement, le chef de l'UDF à joué le jeu de la candidate du PS. Durant la campagne présidentielle, Bayrou et Royal ont fait comme si l'éventuel élection de Sarkozy à la tête de l'Etat mettrait en danger la démocratie en France. Surtout, le candidat de l'UDF a bavé sur son rival de l'UMP. Même si Bayrou l'avait voulu, il n'aurait guère pu s'aligner sur
Sarkozy après le premier tour sans perdre la face.

Mais si Sarkozy est un tel danger pour la démocratie française, pourquoi est-ce que Bayrou ne se prononce-t-il pas ouvertement pour une alliance de toutes les forces anti-Sarkozy, le fameux “tout sauf Sarkozy”? En plus, le “tout sauf Sarkozy” est bien sûr la formule des personnes qui n'ont ni d'arguments ni de programme, que seule la haine contre un adversaire commun unit.

Quant à Ségolène Royal, elle a non seulement quelques problèmes de crédibilité en jouant le jeu de Bayrou, avec lequel elle ne voulait rien avoir à faire avant le premier tour, mais dans les bras duquel elle se jette maintenant volontiers, elle a également un problème de crédibilité interne. Selon Le Figaro, le 16 mars 2007, elle a boudé Dominique Strauss-Kahn lors d'un meeting politique à Charleville-Mézières dans les Ardennes, où elle refusa de partager la scène avec son collègue du PS. Après le premier tour par contre, elle s'est publiquement affichée avec Strauss-Kahn en déjeunant avec lui sur la terrasse d'un restaurant parisien. Le 31 avril 2007, elle a rajouté que DSK ferait un “très bon premier ministre”. La cote de Michel Rocard, fustigé avant le premier tour pour son appel public de dernière minute à une alliance PS-UDF, remonte également auprès de Royal.

Retour au débat du 28 avril 2007: Pour ne pas perdre toute sa crédibilité, Bayrou a été bien avisé de montrer que - malgré toutes les convergences - il y avait des points qui le séparaient de Royal. Bayrou a qualifié de “pas sérieuse” l'idée de Royal d'un salaire minimum européen. La candidate du PS le défendait en disant qu'il s'agissait d'un “objectif, [d'] un idéal européen” que l'Europe atteindrait d'abord en définissant dans chaque pays le salaire minimum propre à ce pays, pour ensuite organiser leur convergence. Du populisme pur.

L'économie était en général le terrain sur lequel il y eut le moins d'entente. Bayrou s'est dit en désaccord avec Royal en ce qui concerne la relance économique par la distribution d'argent à certains groupes de la société. A l'adresse de Sarkozy, il n'a pas manqué non plus de souligner qu'il jugeait des baisses d'impôts irréalisables.

Sur beaucoup d'autres points, les anciens adversaires ont souvent trouvé un terrain d'entente parfois vague. A quoi donc ce débat du 28 avril 2007 a-t-il servi? A-t-on appris quelque chose de nouveau?







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