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La
séparation du couple Royal - Hollande
Article du 18 juin 2008
La grande nouvelle du jour n'est pas la
confirmation de la majorité absolue gagnée par l'UMP au deuxième tour des
législatives du 17 juin 2007, mais la révélation de la séparation du couple
Royal - Hollande.
Les journalistes de l'AFP Christine Courcol et Thierry Masure, auteurs du livre
Ségolène Royal. Les coulisses d'une défaite (éditions Archipel), à
paraître le 20 juin, étaient au courant. Le 8 juin 2007 déjà, Ségolène Royal
elle-même leur avaient confirmé la séparation.
Des rumeurs circulaient depuis fort longtemps. En octobre 2006 le couple Royal -
Hollande avait demandé une mise au point au journal Le Parisien qui, en
citant un ami du couple, affirmait que Royal aurait menacé Hollande qu'il ne
reverrait plus leurs enfants s'il choisissait de soutenir la candidature
présidentielle de Lionel Jospin à la place de la sienne.
Dans le livre La Femme fatale, paru chez Albin-Michel le 11 mai 2007, les
journalistes au Monde Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin écrivaient que la
candidature de Ségolène Royal serait la conséquence d'une blessure, d'un conflit
conjugal au sein du couple Royal - Hollande. Sans le dire explicitement, le
livre suggérait une infidélité de la part de Hollande comme motivation
principale de Royal de se présenter à
l'investiture socialiste.
Fin mars encore, dans le livre Maintenant, Ségolène Royal avait balayé
toutes les rumeurs en affirmant qu'ils vivaient toujours ensemble.
Enfin, ce matin, le 18 juin 2007, la présidente de la région
Poitou-Charentes et député-maire de Tulle, Ségolène Royal, a confirmé qu'elle
avait demandé à François Hollande de quitter le domicile et de vivre son
histoire sentimentale - une affaire avec une journaliste - de son côté, sans
pour autant préciser la date de la séparation.
Ségolène Royal et François Hollande s'étaient rencontrés à l'ENA en 1978. Ils
ont quatre enfants ensemble.
Royal et Hollande sont maintenant définitivement des concurrents politiques.
Ségolène Royal a confirmé sa volonté de se présenter comme successeur pour le
poste de premier secrétaire du Parti socialiste, poste toujours occupé par son
ex-compagnon de vie de 30 ans. Le soir du 17 juin 2007, François Hollande, quant
à lui, a confirmé vouloir rester à la tête du PS jusqu'en 2008.
Non seulement à cause de l'infidélité de son compagnon, mais également à cause
de différends politiques, les relations entre Royal et Hollande étaient tendues
pendant la campagne électorale. François Hollande - et avec lui les autres
éléphants du PS - s'est opposé au rapprochement voulu par la candidate
socialiste entre le PS et
“le centre” de François Bayrou. Les tensions étaient également vives en ce qui
concernaient les projet de Royal au sujet de la fiscalité.
Ajouté le 21 juin 2007
Le 17 janvier 2007 sur Canal+, le porte-parole de Ségolène Royal, Arnaud
Montebourg répondit à la question:
“Quel est le plus gros défaut de la candidate?”
Montebourg:
“Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut: son compagnon.”
Quant au postulat de Hollande concernant l'augmentation du SMIC à 1500 Euros,
selon Le Monde, Ségolène Royal confie à un journaliste:
“Une idiotie irréalisable.”
Toujours selon Le Monde, François Hollande juge en privé que Ségolène
Royal
“n'est pas prête” pour le poste de président et s'agace d'être tenu à l'écart de
sa compagne présidentielle.
Le 29 juin 2006, dans un train qui l'emmène à Rennes, Ségolène Royal dit qu'elle
rêve d'un “marriage avec François” Hollande en Polynésie. Celui-ci réond qu'il
n'est “pas au courant.”
Après le premier tour, Royal annonce qu'elle a laissé un message téléphonique à
François Bayrou. Hollande ironise:
“Chacun peut appler qui il veut dans une démocratie téléphonique”.
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Le deuxième tour des législatives 2007
Mis à jour le 21 juin 2007
L'absence de Tsunami bleu au deuxième tour des élections législatives du 17 juin
2007
s'explique notamment par la maladresse du ministre Borloo de parler d'une TVA
sociale, exploitée par la gauche de manière populiste, ce qui a forcé
Sarkozy
à
intervenir, ce qui n'a visiblement pas rassuré les électeurs. En plus, la
décision du gouvernement de ne pas augmenter le smic plus que l'inflation ainsi
que la volonté de beaucoup d'électeurs de ne pas donner une majorité écrasante
de deux tiers ou plus à la droite ont limité la victoire de l'UMP. Les résultats
officiels du ministère de l'Intérieur: UMP 313 sièges à l'Assemblée nationale,
PS 186 sièges, Majorité présidentielle 22 sièges, Communistes 15 sièges, UDF
Mouvement Démocrate de
François Bayrou 3 sièges, DVD 9 sièges, MPF 1 siège, Radical de gauche 7
sièges, DVG 15 sièges, les Verts 4 sièges, Mouvement pour la France 1 siège,
Front National aucun siège.
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