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La guerre d'Israël au Liban en 2006
Article du 1er août 2006
 
Une fois de plus, le Proche-Orient offre un triste spectacle. La guerre d'Israël au Liban en 2006 est officiellement dirigée contre le Hezbollah (Parti de Dieu), mais elle déstabilise ce pays multiconfessionnel, le plus libéral et moderne du monde arabe.

Ce n'est pas la première fois qu'Israël tente de résoudre le problème d'une menace émanant de ce pays voisin par la manière forte. Ceux qui n'ont pas la mémoire trop courte se rappellent de l'opération Paix en Galilée de 1982 qui avait pour objectif de chasser Yasser Arafat et ses combattants de l'OLP du Liban. Le résultat ne fut pas seulement le massacre par les Forces libanaises dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila - qui impliquait un certain Ariel Sharon -, mais aussi, conséquence durable, la création du Hezbollah en 1982 par des militants chiites libanais. La branche armée du Parti de Dieu s'est distinguée par de nombreux actes militaires et terroristes. Ce n'est pas pour rien qui l'emblème du Hezbollah est orné d'une main tenant un fusil AK-47. L'application de la résolution 1559 de l'ONU, qui exige le désarmement du Hezbollah, n'en reste ainsi que plus actuelle.

Dès sa création, le Hezbollah est soutenu par la Syrie et l'Iran, dont il voulait répandre la révolution islamique, un objectif auquel il a renoncé (avant tout pour des raisons tactiques); la Syrie par contre n'est pas un Etat islamiste. Le dictateur de cette "république autoritaire", Bachar el-Assad, et le Président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, sont donc avant tout des alliés de circonstances.

Les pays "modérés" de la région, tel que l'Egpyte et la Jordanie, regardent avec méfiance l'influence croissante du Hezbollah chiite au Liban. En ce domaine, ils étaient des alliés naturels d'Israël et des autres forces politiques et religieuses au Liban. La démesure de la riposte israélienne à des agressions risque de perturber cette alliance tacite. En plus, les Chiites du Hezbollah et les Sunnites du Hamas se retrouvent tout à coup alliés.

Depuis des mois, des militants palestiniens lancent des roquettes Qassam depuis la bande de Gaza sur le territoire d'Israël. Le 25 juin 2006, un commando terroriste palestinien, avec ou sans l'accord des chefs politiques du Hamas - la branche militaire du Hamas en tout cas est un de trois groupes militants palestiniens impliqués -, a tué deux soldats israéliens, en a blessé quatre autres et enlevé un à Kerem Shalom. Le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a rapidement déclaré que "l'Autorité palestinienne, présidée par Abou Mazen et le gouvernement palestinien, porte l'entière responsabilité de cet incident, avec tout ce que cela implique." Par la suite, l'armée israélienne a bombardé la bande de Gaza et a notamment détruit la principale centrale électrique de Gaza.

Le 12 juillet 2006, le Hezbollah a enlevé deux soldats israéliens. Israël a aussitôt riposté par des attaques sur le Liban tout entier, attaquant à nouveau également des personnes et des objectifs civils.

Tous ces évènements surviennent à un moment où, pour la première fois, le Hamas laissait vaguement entendre qu'il était prêt à reconnaître Israël sous certaines conditions. Il paraît bien possible que les intransigeants dans le camp du Hamas, des Palestiniens en général, mais également dans le camp du Hezbollah et dans le gouvernement israélien aient tout fait pour saboter une telle éventualité.

Le Hezbollah et le Hamas ne se sont pas encore distingués par beaucoup d'actions constructives, et Ehoud Olmert suit bien les traces des son modèle Ariel Sharon, le Bulldozer. Surtout les civils en Palestine, en Israël et au Liban payent le prix.

Israël a bien sûr le droit de se protéger. Il n'est cependant pas possible de vaincre des terroristes qui lancent des missiles (de type Qassam, Khaibar I, Katioucha et autres) depuis la bande de Gaza et le sud du Liban par des moyens militaires seuls. Ce conflit asymétrique nécessite une solution politique qui marginalise une fois pour toutes les extrémistes, leur enlevant toute crédibilité et donc tout soutien de la population. Il y aura toujours quelques douzaines de fous-furieux qui persisteront, mais ils seront relégués à la marge, sans influence sur la majorité. Malheureusement, avec la guerre d'Israël au Liban en 2006 et les tirs de Qassams, le Proche-Orient est encore loin de cet objectif.

Le bon sens indiquerait à toutes les parties impliquées que la paix et la reconnaissance mutuelle profiteraient à tout-le-monde, mais le bon sens n'a pas la quote très haute dans cette région du monde.

Le bons sens n'est d'ailleurs pas non plus un monopole européen car ceux qui ont des connaissances historiques un petit peu plus approfondies savent que les Britanniques avaient promis aux Arabes un empire panarabe et - dans la déclaration de Balfour de 1917 - aux Juifs un foyer national juif en Palestine. En plus, sans la Shoah, l'Etat d'Israël n'aurait probablement pas vu le jour et l'armée israélienne ne seraient pas aussi répressive, créant de nouveaux ennemis à chaque nouvelle attaque. L'héritage colonial et l'histoire pèsent encore aujourd'hui sur le Proche-Orient.



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