Deutsch Politik Geschichte Kunst Film Musik Lebensart Reisen
English Politics History Art Film Music Lifestyle Travel
Français Politique Histoire Arts Film Musique Artdevivre Voyages
Google
 
Web www.cosmopolis.ch
 Index  Advertise  Links  Feedback
 © Copyright 1999-2006 www.cosmopolis.ch  Louis Gerber All rights reserved.

Les élections en Autriche en 2006
Le Chancelier Schüssel vaincu


Ajouté le 30 octobre 2006
Le parti conservateur ÖVP du Chancelier Schüssel suspend les négociations pour une grande coalition avec le SPÖ. Cette annonce est la réaction du ÖVP à l'ouverture de commissions d'enquêtes parlementaires à l'initiative du SPÖ, des Verts et du FPÖ. L'une touche le contrat d'achat de 18 avions de combat Eurofighter pour $2 milliards par le gouvernement sortant en 2002.

Ajouté le 10 octobre 2006
Les résultats officiels des élections de 2006:
- SPÖ, chef de l'opposition Gusenbauer: 1,663,986 voix ou 35,34% et 68 mandats.
- ÖVP, Chancelier Schüssel: 1,616,493 voix ou 34,33% et 66 mandats.
- Les Verts, Van der Bellen: 520,130 voix ou 11,05% et 21 mandats.
- FPÖ, l'extrême-droite Strache: 519,598 voix ou 11,04% et 21 mandats.
- BZÖ, populistes de droite Westenthaler et Haider: 193,539 voix ou 4,11% et 7 mandats.


Article du 2 octobre 2006
Les bulletins de vote par correspondance ne seront comptabilisés que le 9 octobre 2006. De légers changements sont encore possible. Pour le moment, les électeurs autrichiens nous offrent quelques surprises. Les instituts de sondages avaient prévu une victoire étroite des conservateurs (ÖVP) du Chancelier Schüssel. A la surprise générale des observateurs, le parti du Chancelier perd 8,1% et se trouve avec 34,2% derrière l'opposition sociale-démocrate du très terne Alfred Gusenbauer. Pour l'ÖVP, il s'agit des deuxièmes pires pertes dans l'histoire du parti.

Gusenbauer et le SPÖ ne sont que des vainqueurs relatifs. Avec 35,7% ce parti dominant en Autriche pendant de longues années perd 0,8%. Le scandale de la BAWAG, une banque des syndicats proche du SPÖ qui a perdu des sommes colossales dans une gestion pitoyable par des managers qui se sont enrichis comme ils pouvaient, n'a finalement pas influencé les électeurs.

La débâcle imprévue du parti conservateur due Chancelier Schüssel est donc décisive. La nouvelle force émergente est le FPÖ, le parti d'extrême droite sous la direction du jeune Heinz-Christian Strache, qui a gagné 1,2% et devient avec 11.2% le troisième parti de l'Autriche.

Depuis avril 2005, Strache est à la tête du FPÖ. Il a remplacé Jörg Haider en tant qu'homme fort de l'extrême droite. Il ne mâche pas ses mots et, contrairement à Haider, n'essaie même pas de gagner en plus des xénophobes les libéraux, qui n'ont toujours pas de parti en Autriche. Jörg Haider lui-même avait créé son propre parti en 2005, le BZÖ, qui remporte 4,2%, ce qui suffit pour entrer au parlement.

Le BZÖ se trouve sous la direction du jeune Peter Westenthaler, qui s'est livré à une bataille de surenchère de populisme avec Strache. Il n'a pas pu convaincre les électeurs. Enfin, le charisme de Haider ne triomphe plus en Autriche. Mais une fois de plus, les électeurs n'ont rien appris car les paroles xénophobes de Strache ont trouvé un écho favorable. Comme dans les élections régionales de la capitale Vienne, on constate qu'en Autriche il existe un réservoir substantiel d'électeurs xénophobes, mécontents du système établi.

Le Chancelier Schüssel a réussi à domestiquer Jörg Haider, dont le parti BZÖ est presque réduit à l'insignifiance. Haider et son BZÖ ont gagné 25,41% en Carinthie (Kärnten), ce qui n'a pas suffit à Haider de gagner un mandat direct (Grundmandat). Malheureusement, Schüssel n'a ni su détruire le potentiel d'extrême droite, qui semble irréductible, ni la montée de Strache.

L'Autriche risque de retomber dans une grande coalition. La montée de Haider était justement le résultat du monopole de pouvoir des "rouges" et des "noirs", des socialistes et des conservateurs, qui, depuis la Deuxième Guerre Mondiale, se sont presque littéralement partagés le pays jusqu'au niveau des emplois des femmes de ménage dans les écoles publiques.

Les Verts du très populaire Alexander Van der Bellen ont gagné 1% en plus, mais finissent avec 10.5% derrière le FPÖ. A Vienne, où Van der Bellen s'est présenté, le parti a réussi pour la première fois dans son histoire à gagner deux mandats directs. Le chef est plus populaire que son parti pour qui le dicton des années 80 est encore largement valable: Vert à l'extérieur, mais rouge à l'intérieur (Aussen grün und innen rot).

On espère que personne n'osera s'allier avec Strache. Les voix pour le FPÖ étaient avant tout des voix de protestation. L'Autriche se retrouve donc au niveau d'avant l'an 2000. Une nouvelle grande coalition semble inévitable. Le pays connaît par exemple un âge de retraite extrêmement bas avec des employés d'Etat qui vivent sur le dos du pays entier. Eux, ils n'ont aucune envie de changer le status quo. Le risque d'une stagnation et d'un manque de réformes en Autriche est énorme, plus grand encore qu'en Allemagne.

Toutes les Bonnes Affaires chez Amazon.fr

Deutsch Politik Geschichte Kunst Film Musik Lebensart Reisen
English Politics History Art Film Music Lifestyle Travel
Français Politique Histoire Arts Film Musique Artdevivre Voyages
Google
 
Web www.cosmopolis.ch
 Index  Advertise  Links  Feedback
 © Copyright 1999-2006 www.cosmopolis.ch  Louis Gerber All rights reserved.