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L'investiture socialiste pour l'élection présidentielle en 2007
Après deux débats télévisés, Ségolène Royal reste la favorite
Ajouté le 21 février 2007
Le 19 février 2007 sur TF1
Ségolène Royal face aux Français, la candidate socialiste a bien montré du
doigt
quelques problèmes et injustices de la société française, tout en oubliant que
les recettes socialistes ne permettront pas de trouver les fonds nécessaire pour
y remédier, même si elle veut revaloriser l'esprit d'entreprise dans "une France
qui entreprend". Selon le dernier sondage, réalisé après l'émission,
Ségolène Royal repasse en tête des intentions de vote au premier tour, avec 29%
des voix, devant Nicolas Sarkozy avec 28%, François Bayrou avec 17% et
Jean-Marie Le Pen avec 14%.
Ajouté le 12 février 2007
Avec le "pacte présidentiel" et
ses 100 propositions, Ségolène Royal vise l'électorat de gauche. Le smic à 1,500
euros "le plus tôt possible dans la législature", "une sécurité logement tout au
long de la vie", la création d'un "pôle public de l'énergie entre EDF et GDF" et
d'autres "grandes" idées, la candidate socialiste nous rappelle que, malgré ses
populismes, elle représente la vieille gauche dont la France n'a vraiment plus
besoin.
Ajouté le 23 novembre 2006
Le 22 novembre 2006, Lionel
Jospin, qui auparavant s'était prononcé contre Ségolène Royal, a rompu son
silence et a publié un bref message de soutien à la candidate officielle des
socialistes sur son blog.
Ajouté le 17 novembre 2006
Le 16 novembre 2006, les
socialistes français ont désigné Ségolène Royal pour être leur candidate à la
présidence de la République Française. Elle a largement emporté le vote
auquel 82,04% des 218,771 militants du parti ont participé. Ségolène Royal a
obtenu 60,62% des voix, Dominique Strauss-Kahn 20,83% et Laurent Fabius 18,54%.
Le résultat ne constitue pas une surprise, la favorite l'ayant emporté.
Ajouté le 8 novembre 2006
Le 7 novembre 2006, le troisième
débat télévisé des candidats socialistes à la présidence au sujet de la
politique étrangère, de défense et de l'environnement a fait apparaître des
différences, mais qui ne changeront guère les données de l'élection du 16
novembre 2006. Fabius favorise un partenariat privilégié de l'UE avec la Turquie
tandis que Royal et Strauss-Kahn ne sont pas contraires à une adhésion le jour où
la Turquie remplira les conditions d'adhésion. Royal précise toutefois que dans
ce cas, elle soumettrait la question de l'entrée de la Turquie dans l'UE au
référendum du peuple français.
Ajouté le 7 novembre 2006
Selon un sondage TNS-Sofres/Figaro Magazine du samedi 4 novembre 2006,
Ségolène Royal reste en tête dans ce test de popularité avec 55% (+3% par rapport au 7
octobre), devant Dominique Strauss-Kahn avec 40% (+11%) et Laurent Fabius avec 22% (+6%).
Sur TF1 le 5 novembre 2006, Jack Lang a donné son soutien à Ségolène Royal par
ce qu'elle "a le plus de chances de battre la droite."
Article du 1er novembre 2006
Les socialistes français sont invités à choisir leur candidat
pour l'élection présidentielle 2007, notamment à
travers trois débats télévisés diffusés sur la chaîne parlementaire LCP.
Après deux débats télévisés, Ségolène Royal reste la favorite pour l'investiture
socialiste pour l'élection présidentielle en 2007. Le dernier débat télévisé
aura lieu le 7 novembre 2006. Le 16 novembre suivra le premier tour du scrutin
interne des socialistes français. Si nécessaire, un ballottage sera organisé le 23
novembre.
L'image d'invincibilité de Ségolène Royal a souffert dans un débat non-télévisé au
Zénith à Paris le 26 octobre pendant lequel la candidate s'est fait siffler par
une bonne partie du public qui a soutenu son concurrent Dominique Strauss-Kahn.
Dans un sondage (CSA) publié le 27 octobre, Ségolène Royal a plongé de 15%. Mais
avec 57% de soutien parmi les personnes interrogées, elle reste largement en
tête devant Dominique Strauss-Kahn qui, lui, a gagné 5% pour grimper à 23%.
Laurent Fabius a doublé ses supporters pour arriver de 5% à 10%.
Dans le deuxième débat télévisé du 24 octobre 2006,
Ségolène Royal a défendu son idée controversées des jurys populaires, en
ajoutant qu'elle les introduirait dans le cas de son élection. Le projet d'une
surveillance populaire des parlementaires a amené Le Figaro a titré Ségolène au pays de soviets. Dans le même
débat, Laurent Fabius a fortement critiqué sa concurrente sur ce point et sur
d'autres.
Dominique Strauss-Kahn, quant à lui, a remarqué que la crise
française était avant tout une crise sociale (et non pas une crise politique).
Le 24 octobre, Ségolène Royal défendait en plus son idée d'envoyer dans des pays
en voie de développement des jeunes
délinquants pour purger leur peine dans des camps humanitaires gardés par des militaires.
Fabius et Strauss-Kahn s'y opposèrent également.
Le deuxième débat était plus controversé et plus animé que le premier, lors duquel les candidats se félicitaient mutuellement, ce qui a renforcé la position
de Ségolène Royal. Le deuxième débat a fait apparaître des différences. Si en
2007 Royal et Sarkozy s'affrontent, les partis bourgeois ne manqueront pas de
rappeler aux camps de Fabius et Strauss-Kahn leurs critiques à l'égard de la
candidate socialiste.
Laurent Fabius, premier ministre sous le socialiste
François Mitterrand dans les années 1980, s'est présenté comme un homme
"libéral" dans le camp socialiste. Puis il s'est opposé avec succès contre le
projet d'une constitution européenne pour enfin se repositionner sur la gauche
comme un socialiste pur et dur. Dans le premier débat télévisé, il a
promis d'augmenter le Smic et d'élargir les 35 heures dans le cas de son
élection. Dominique Strauss-Kahn a su tirer profit de ce fait pour se
positionner comme un social-démocrate pragmatique et "moderne", un homme
d'expérience qui propose une nouvelle voie. La belle Ségolène Royal - en
politique la beauté n'est pas un atout pour une femme - s'est montrée en faveur
d'une ingérence de la politique et des Français dans l'économie qui, pour elle,
n'est pas une affaire de spécialistes et de chiffres. Elle s'est également
présentée comme une femme pragmatique avec de nouvelles idées. Ensemble avec
l'idée des jurys populaires et les camps de rééducation pour jeunes, elle semble
bien décidée à gagner des voix sur la droite, probablement avec l'idée en tête
qu'elle aura de toute façon les voix de gauche derrière elle et qu'il s'agira de
ne pas laisser Sarkozy dominer le débat sur les réformes, la sécurité et la
justice.
On aimerait bien être dans le lit avec Ségolène Royal et le premier secrétaire
des Socialistes, François Hollande, le père de ses quatre enfants et compagnon
depuis les années 1970, non pas pour des raisons de voyeurisme sexuel, mais
pour savoir ce qu'ils se disent le soir, quelle stratégie ils pensent adopter pour
remporter d'abord l'investiture socialiste du 16 novembre 2006, puis l'élection
présidentielle en 2007.
Jusqu'aux débats télévisés, Ségolène Royal n'avait pas de profil politique
allant au-delà de ses anciennes compétences comme ministre de l'environnement,
de l'éducation et de la famille dans les gouvernements Bérégovoy et Fabius.
Etant une femme propulsée sur le devant de la scène politique en 2006 seulement,
elle peut se présenter comme représentante d'un vent nouveau. Elle est moins crédible lorsque
elle vente les mérites de Tony Blair dans un entretien avec l'Economist
au début de 2006, car elle ne s'est jamais distinguée par des propos de
libéralisme économique dans le passé - et encore moins par des actes en ce sens.
En tant que économiste et avocate de formation, ayant étudié à l'ENA comme 80%
des politiciens éminents, Ségolène Royal est un membre de la "caste politique"
française qui se distingue généralement par un manque d'idées neuves et par une
absence de carrière dans l'économie privée, ce qui explique pourquoi les
fonctionnaires politiques en France ne comprennent que rarement l'économie
privée. La gauche française aurait besoin de renouveau qui tient compte du fait
que le libéralisme est plus efficace que le socialisme, le marché est plus
bénéfique que le dirigisme. Actuellement, il semble très douteux que Ségolène
Royal soit la femme qui puisse repositionner la gauche en ce sens.
L'image et le bilan de Nicolas Sarkozy sur le plan du libéralisme économique
dont la France a besoin sont plus forts que ceux de Madame Royal, bien que
l'homme de la droite soit également doté d'une bonne dose de populisme et ne
manque pas de réflexes interventionnistes, notamment lorsque il s'agit de créer
des "champions nationaux" dans des secteurs "clefs" de l'économie.
Il reste à voir si les Français sont prêts pour la "rupture" prônée par Sarkozy
et si ce dernier est vraiment l'homme à pouvoir l'amener. Mais une chose est
sûre, la France n'a pas besoin de la "démocratie d'opinion" comme Jean-Louis
Andreani le souligne à juste titre dans l'édition d'aujourd'hui du Monde.
Une année après le déclenchement des
troubles dans les banlieues, la France n'est pas vraiment plus sûre, ce
qui pourrait mettre en question le probable candidat des partis bourgeois,
Nicolas Sarkozy, qui s'était exposé en adoptant un langage de fer et en imposant
des mesures strictes, qui n'ont visiblement pas apporté la paix partout, bien
que des réformes ont été entamées. Les socialistes
vont probablement essayer d'exploiter ce fait. Ils seront peut-être aidés par
des marginalisés dans les banlieues qui pourront perpétrer de nouveaux actes de
violence pour souligner que la méthode Sarkozy ne fonctionne pas. Il sera
impossible de contrôler des individus et des petits groupes isolés dans les
banlieues. Dans ce cas, 2007 pourrait devenir une année chaude, non seulement à cause du
réchauffement global...
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