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Les élections
en Ukraine
Le résultat officiel
Ajouté le 16 octobre 2007
Lundi, le 15 octobre 2007, les
forces de Julia Timochenko et de Viktor Iouchtchenko se sont mis d'accord pour
former une coalition
“orange”.
Ajouté le 5 octobre 2007 à 20.05
Enfin, le décompte officiel de 100% des voix:
le Parti des Régions obtient 34,37% des voix, le Bloc Ioulia Timochenko 30,71%,
le Bloc Notre Ukraine 14,15%, le Parti
communiste 5,39%, le Bloc Litvine
3,96% et le Parti socialiste 2,86%.
Les partis de Iouchtchenko et Timochenko
contrôlent ensemble une majorité des sièges au Parlement, soit 228 sièges sur un
total de 450 sièges.
Article ajouté le 4 octobre 2007 à 18.40
Après le décompte de 99,97% des voix, le résultat officiel des élections
parlementaires du 30 septembre 2007 en Ukraine (Central Election Commission of
Ukraine) est enfin plus ou moins connu. Il montre le Parti des Régions de l'actuel
Premier ministre pro-russe
Viktor Ianoukovytch en tête avec 34,36% des voix, suivi par le le Bloc Ioulia Timochenko, nommé
d'après sa cheffe charismatique et pro-européenne, une
ancienne oligarque au passé trouble, avec 30,72% des voix, suivi par le
Bloc Notre Ukraine de l'actuel Président pro-européen, mais hésitant et
inefficace, Viktor Iouchtchenko, avec 14,16% des voix. Ferment la marche le Parti
communiste de l'Ukraine avec 5,39% des voix et le Bloc Litvine avec
3,96% des voix.
Cependant, le résultat le plus important est que le Parti socialiste avec 2,86%
des voix n'a pas franchi la barre des 3% lui permettant d'être représenté au
Parlement. Le 4 octobre 2007, Oleksandr Moroz, le
chef du Parti socialiste, a reconnu la défaite de son parti. En 2004, Moroz
faisait partie de la fameuse
“Révolution orange”, mais a changé de camp lorsque Ianoukovytch lui a permis de
devenir le speaker du parlement ukrainien (Verkhovna Rada).
Ainsi, le Parti des Régions, même en s'unissant avec le Parti communiste et le
Bloc Litvine n'arrive pas à dépasser les forces unies de la
“Révolution orange de 2004” formées par Iouchtchenko et Timochenko.
Les électeurs en Ukraine nous ont réservé quelques surprises ces dernières
années. Le 31 octobre 2004 a eu lieu le premier tour de l'élection
présidentielle. Aucun candidat n'ayant obtenu la majorité absolue, un deuxième
tour a été nécessaire. Le scrutin du 21 novembre 2004 de l'élection
présidentielle a été marquée par des fraudes électorales de la part du camp de Viktor Ianoukovytch, à l'époque par beaucoup considéré
comme un homme de paille de l'ancien
président Leonid Koutchma et de l'oligarque Rinat Akhmetov, encore aujourd'hui
l'homme le plus riche d'Ukraine. En plus, probablement les services secrets,
en accord ou plutôt sur la demande de Koutchma, ont essayé d'empoisonné à la dioxine le chef de l'opposition, Viktor Iouchtchenko, qui en est sorti défiguré.
A l'époque, les forces de l'opposition de
“Notre Ukraine”, une coalition électorale de partis fondée en 2002, avec à sa tête
Viktor Iouchtchenko et Ioulia Timochenko, ne se sont pas laissées faire. Elles
ont organisé des manifestations, notamment sur la place Maidan au centre de
Kiev.
Par contre, le premier ministre de 2002 à 2004, Viktor Ianoukovytch, avait non
seulement reçu le soutien du président sortant Leonid Koutchma, mais également
les congratulations prématurées pour sa
“victoire” de la part du président russe, Vladimir Poutine. La commission
électorale de l'époque avait validé le résultat.
Contre toute attente, les démocrates ukrainiens ont tenu bon, notamment grâce au
soutien de la presse étrangère et des observateurs étrangers de l'OSCE. Après
l'annulation du second tour par la Cour suprême de l'Ukraine le 3 décembre 2004,
un nouveau second tour a été organisé le 26 décembre 2004, remporté par
Iouchtchenko. Malgré de nouvelles fraudes, la Cour suprême de l'Ukraine a rejeté
une plainte de Ianoukovytch et a ainsi confirmé la victoire de Iouchtchenko le
20 janvier 2005.
Mais Iouchtchenko et Timochenko se sont rapidement disputés. La coalition
“orange” n'a pas tenu longtemps. Le président Iouchtchenko était opposé à la
politique de confrontation avec l'opposition, les oligarques et la Russie de la
part de son premier ministre Timochenko. Elle a été limogée par Iouchtchenko le
8 septembre 2005.
Les élections législatives du 26 mars 2006 ont permis à Ianoukovytch de regagner
le pouvoir, grâce à Moroz, qui au dernier moment, a quitté le camp
“orange” par s'allier avec Ianoukovytch.
Le combat politique en Ukraine a souvent été décrit comme celui entre une
Ukraine de l'Ouest pro-européenne avec des citoyens parlant l'ukrainien et une
Ukraine de l'Est pro-russe avec des citoyens parlant le russe. C'est correct,
mais incomplet. N'oublions pas n'ont plus que Viktor Iouchtchenko a été à
la tête de la Banque nationale
d'Ukraine de 1997 jusqu'en décembre 1999 lorque le président Leonid Koutchma l'a
nommé premier ministre. En 2001, Koutchma s'allie avec les Communistes et chasse
son premier ministre.
La russophone Ioulia Timochenko quant à elle a été la directrice d'une société
de pétrole, puis la présidente d'une société de gaz, donc une oligarque qui
s'est enrichie, d'où son surnom
“princesse de gaz”. Puis elle a été vice-ministre dans le gouvernement de
Iouchtchenko sous le président Kouchtma. Bref, il n'y a pas que la ligne de
combat pro-européen et pro-russe, mais également d'anciens comptes à régler.
Le 3 octobre 2007, le président actuel de l'Ukraine, Victor Iouchtchenko
a encore appelé à l'union de toutes les forces majeures de l'Ukraine, avant de
signaler le 4 octobre 2007 qu'il cherchera un renouvellement de l'alliance avec
Timochenko...
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