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Les élections américaines
Après les primaires de la Floride, Clinton, Obama, McCain et Romney sont les quatre candidats avec une chance réelle de gagner l'élection présidentielle

Article du 1er février 2008. Ajouté à 09:15, heures de Riga

Après les élections en Floride, la liste des personnes avec une chance de remporter l'élection présidentielle du 4 novembre 2008 s'est réduite à quatre candidats sérieux: Hillary Clinton, Barack Obama, John McCain et Mitt Romney.

Dans les primaires en Floride - pourtant sans importance, car cet Etat n'enverra pas de délégués au congrès d'investiture des Démocrates pour avoir anticipé ces primaires en janvier, malgré le non du parti -, le candidat Démocrate, John Edwards, a dû reconnaître qu'il ne sortira jamais de l'ombre de Hillary Clinton et Barack Obama. Etant quasiment donné qu'il resterait dans la grande majorité des états américains le malheureux candidat numéro trois et donc sans aucune chance de gagner l'investiture de son parti, John Edwards en a tiré les conséquences et s'est retiré le 30 janvier 2008 de la course à la Maison Blanche. Dans sans discours de retrait (concession speech), Edwards n'a pourtant soutenu ni Hillary Clinton ni Barack Obama. Il a par contre téléphoné avec les deux candidats en tête pour s'assurer qu'ils mèneront le “combat contre la pauvreté” qui lui est cher. Il reste à voir s'il ne soutiendra pas plus tard ouvertement l'un des deux candidats. Tout sauf un soutien serait une grande surprise, car Edwards a tout au long de sa campagne fustigé Hillary Clinton comme la candidate de l'establishment de Washington.

Le système électoral du côté démocrate prévoit à peu près 800 super-délégués. Ce sont tous les élus et les notables du parti, y inclut l'ancien président Bill Clinton. Ce système donne à l'establishment du parti un droit de contrôle sur la base. Pour le moment, la grande majorité des voix des super-délégués sont acquises à Hillary Clinton.

Le système à la proportionnelle utilisé par les Démocrates empêche qu'un vainqueur se dégage facilement. On risque donc d'assister à un duel Clinton-Obama jusqu'à la Convention démocrate qui décidera du candidat du parti pour la présidentielle américaine.

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Pour l'année 2008, les Républicains ont abandonné le système de super-délégués. En plus, dans certains Etats comme la Floride, il pratique le système du winner-takes-it-all, le gagnant remporte toutes les délégués d'un Etat. Donc un vainqueur sera probablement connu plus tôt.

L'ancien maire de la ville de New York, Rudy Giuliani, a tout misé sur la Floride. Il n'a pratiquement pas fait de campagne dans les petits Etats qui ont ouvert les primaires des élections américaines.

Il y a une année encore, lorsque Rudy Giuliani se trouvait en tête des sondages, cette approche ne semblait pas totalement fausse. Cependant, les critiques observaient que Rudy Giuliani risquait de disparaître des nouvelles s'il ne s'engageait pas activement dans les petits Etats. Les candidats y menant activement leur campagne électorale ont effectivement gagné un élan (momentum) irrésistible. En Floride, Rudy Giluiani avait initialement anticipé une victoire. Cependant, il a fini à la troisième place avec seulement 15% des voix, loin derrière John McCain avec 36%, Mitt Romney avec 31% et tout juste devant Mike Huckabee avec 14%.

Pour le sénateur John McCain, la Floride était un test important, car pour la première fois, des électeurs indépendants - en grande partie en faveur de John McCain - n'avaient pas le droit de voter. Mais le Républicain, champion du franc-parler, a franchi cet obstacle avec brio, en finissant en tête du peloton républicain dans un Etat dans lequel uniquement les membres du Parti Républicain avait le droit de vote.

Rudy Giuliani a immédiatement tiré les conséquences de sa débâcle en Floride et s'est retiré de la course à la Maison Blanche. Contrairement à John Edwards, qui n'a offert son soutien à aucun autre candidat, Rudy Giuliani soutient maintenant la candidature de son ami John McCain.

Après le gouverneur de la Floride, Charlie Crist, et le sénateur d'origine cubaine Mel Martinez, également de la Floride, c'est le gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, qui apporte à son tour son soutien à  John McCain dans sa course à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine. En plus, le gouverneur du Texas, Rick Perry, qui a initialement soutenu Rudy Giuliani, soutient maintenant John McCain.



Le 5 février 2008, le Super Mardi (Super Tuesday), des électeurs voteront dans plus de 20 Etats. Ces primaires et caucuses pourraient déjà établir un vainqueur du côté républicain. Mitt Romney doit gagner, car il lui manque de l'argent et parce qu'il a été battu dernièrement par John McCain. Les Américains aiment les vainqueurs. Quant au pasteur Huckabee, il n'a pas encore montré d'attirance (appeal) au delà des évangélistes et des ultra-conservateurs.

John McCain est l'homme qui s'est levé contre la torture - lui-même une victime de la torture comme prisonnier de guerre au Vietnam - tandis que Mitt Romney a dit qu'il ne faudrait pas fermer la prison de Guantanamo mais, au contraire, la doubler. Tous les Américains qui sont contre la torture et qui désirent le rétablissement des standards de la civilisation moderne ainsi que du soft power américain ne peuvent que voter pour McCain.

Du côté Démocrate, le choix est plus difficile. Hillary Clinton est la femme du président qui a échoué au niveau de la politique extérieure (Rwanda, Somalie, ex-Yougoslavie, Corée du Nord, Israël-Palestine, Pakistan, etc.). Clinton a profité économiquement du Dot.com boom. Après avoir échoué dans ses deux premières années et, par conséquent, après avoir perdu les élections suivantes, donc face à un Congrès dans les mains des Républicains, Bill Clinton s'est économiquement recentré. Il partage la gloire de la prospérité durant sa présidence avec les entreprises, avec une conjoncture heureuse pour lui et avec les Républicains [corrigé le 22 février 2008: J'ai oublié de mentionner l'impact de la Réserve fédérale des EU ainsi que le fait, qu'en septembre 1993, Clinton a fait coulé le bi-partisan Penny-Kasich deficit reduction bill pour faire adopter son plan - sans le soutien des Républicains -, qui a eu du succès]. Quant au combat pour un environnement plus propre et contre le réchauffement de la planète, Clinton n'y a pas contribué beaucoup.

Hillary Clinton se vante trop des mérites inexistants de son mari. Elle n'a pas fait bonne figure sous la présidence de Bill avec son plan de santé. Aujourd'hui, elle arrive avec un nouveau plan, mais elle s'est fait trop d'ennemis dans le passé.

Hillary Clinton semble prête à tout - à modifier ses positions, ses convictions, ses alliés - pour gagner la présidence. Elle semble opportuniste, carriériste, peu ouverte aux critiques des autres et sans scrupules.

Hillary Clinton a remporté l'élection sans valeur et son campagne des candidats en Floride avec 51% contre 31% pour Barack Obama et 15% pour John Edwards. Comme le Michigan, la Floride n'envoie pas de délégués à la convention démocrate pour avoir trop avancé ces primaires. Mais maintenant, Hillary aimerait bien que le comité national des Démocrates revienne sur sa décision...

Quant à Barack Obama, il a également changer ses positions, notamment en ce qui concerne son plan de santé. Au niveau de la politique extérieure, il a d'abord affirmé vouloir rencontrer tous les dictateurs de ce monde durant la première année de sa présidence pour discuter avec eux, pour ensuite affirmer, qu'il était près à bombarder l'Iran si nécessaire [corrigé le 20 février 2008: en fait, en août 2007, Obama disait qu'il était prêt à bombarder le Pakistan, même sans l'accord du pays, s'il s'agissait d'attaquer des officiels d'Al-Qaida et si le président Musharraf restait inactif, ce qui est pire, étant donné que le Pakistan est un allié des Etats-Unis]. Mitt Romney l'a caricaturé avec la phrase “de Jane Fonda au Docteur Folamour [de Stanley Kubrick] en une semaine.” La question reste pertinente: “Where's the beef, Obama?”. Où est la substance Obama? “Espoir” et “changement” sont de belles paroles, mais il manque un concept et un plan élaboré.

Bref, John McCain semble pour le moment le candidat le plus apte à devenir le prochain président américain.




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