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McCain contre Obama
L'élection américaine dans la dernière ligne droite

Article du 1er octobre 2008

Sur la toile de fond de la crise hypothécaire, bancaire, financière, bref économique aux Etats-Unis, la campagne pour l'élection du futur président américain est arrivée dans la dernière ligne droite.
L'élection 2008 restera dans les mémoires comme une des plus survoltées. Le duel McCain-Obama prend des dimensions de grande bataille.

Les supporters de Barack Obama se croyaient d'abord sur la voie d'une victoire facile le 4 novembre. Puis le candidat du Parti démocrate s'est décidé pour Joe Biden comme candidat à la vice-présidence, ouvrant grandement la porte à son rival John McCain, qui s'est décidé pour une femme, Sarah Palin, à la fois pour attirer les supporters déçus de Hillary Clinton et pour calmer la droite religieuse dans son parti.

Jusqu'à ce moment, la campagne du candidat républicain manquait d'enthousiasme. Beaucoup de Républicains de l'aile droite du parti ne le considère pas comme l'un des leurs. Il y a huit ans, pendant sa dernière campagne présidentielle, il s'est ouvertement prononcé contre les fous-furieux religieux de l'aile droite du parti.

Il y a huit ans, John McCain avait beaucoup de soutien parmi les électeurs indépendants du centre. Son dilemme en 2008, comment les garder et en même temps gagner le soutien de la droite?

En préparant la campagne 2008, John McCain s'est réconcilié avec les religieux, mais ceux-ci savent pertinemment que c'est un choix politique et non pas de conversion religieuse. Il y a huit ans, John McCain avaint été en faveur du choix de la mère en ce qui concerne l'avortement, maintenant il s'est aligné sur la ligne conservatrice.

Il aurait été mieux pour John McCain d'affronter Hillary Clinton car celle-ci, par sa personne et son mari, aurait mobilisé la droite de son parti prête à s'engager pour éviter un retour des Clinton à la Maison Blanche.

A la dernière minute du choix du vice-président, John McCain - ou ses collaborateurs - ont eu une idée lumineuse: choisir Sarah Palin, car elle va mobiliser les femmes et les évangéliques.

Ce choix a eu l'effet d'une bombe: Sarah Palin a prononcé le discours le plus remarquable des deux congrès des partis démocrate et républicain combinés. Tout à coup, Barack Obama s'est trouvé sur la défensive.




Par la suite, Sarah Palin a montré quelques faiblesses. Moins dans l'entretien avec le journaliste Charles Gibson qui l'a cuisinée outre mesure, notamment sur la question de la “doctrine Bush”. Un Gibson condescendant donnait à la fin sa définition de la doctrine de George W. Bush où il devenait clair que lui-même ne savait pas vraiment ce que c'est, car il donnait une version partielle de ce que cela pourrait être. Et entre nous, une doctrine Bush en tant que telle n'existe pas.

Un autre entretien avec la journaliste Katie Couric était nettement plus dommageable car Sarah Palin semblait confuse et presque incapable de donner des réponses cohérentes. Il est clair qu'elle n'a pas d'expérience en matière de politique extérieure et de défense. Mais dans les débats politiques en Alaska qu'on trouve sur Internet, elle fait une bonne impression.

En faveur de Sarah Palin, il faut noter qu'elle est la seule avec une expérience dans un poste exécutif en tant  que gouverneur de l'Etat d'Alaska. Les trois autres candidats sont des sénateurs. Dans la plupart des pays démocratiques, un futur premier ministre a généralement occupé un poste de ministre avant d'accéder à la plus haute fonction. La seule superpuissance de la planète semble connaître ses propres lois.

Le jour de vérité pour Sarah Palin viendra le 2 octobre avec l'unique débat des candidats à la vice-présidence. Joe Biden est un expert en matière de politique extérieure, de sécurité et de défense. Mais il s'est trompé à plusieurs reprises, notamment en prédisant, comme Barack Obama, que l'augmentation des troupes en Iraq, le fameux “surge”, était voué à l'échec. Important dans un débat télévisé est le fait qu'il fait des gaffes en séries. Selon lui dans un des derniers entretiens, en 1929, FDR était président et les gens regardait la télé. Voilà l'expertise.

Pire encore, même quand Joe Biden a les bons arguments de son côté, il n'arrive souvent pas à les transmettre. Il parle plus vite qu'il ne pense. C'est une des raisons pour laquelle il a récolté moins d'un pourcent des voix lors des primaires démocrates en Iowa et puis s'est retiré immédiatement après de la course à la Maison Blanche. Il n'est tout simplement pas présidentiable. Barack Obama l'a choisi pour son “expérience” et parce qu'il ne lui fait pas d'ombre.

Le débat du 2 octobre pourrait nous offrir le meilleur et/ou le pire. Si l'un des deux candidats à la vice-présidence offre une performance à la hauteur du malheureux “running mate” de Ross Perot en 1992 qui avait souvent comme seul réponse “we will fix it”, cela pourrait pour une fois bien influencer une élection serrée.



La course à la Maison Blanche reste ouverte, le prochain président américain n'est pas encore désigné. Dans un premier temps, Barack Obama a profité de la crise hypothécaire, bancaire et financière qui pourrait se transformer en crise économique mondiale.

Le moment de la crise économique est le pire possible car non seulement les candidats à la présidence, mais également les sénateurs et les membres de la Chambre des représentants hésitent à soutenir des mesures en faveur de Wall Street qui sont très impopulaires.

Selon un sondage Gallup et USA Today du 24 septembre, 56% des électeurs voulaient un plan autre que celui du ministre des finance Paulson, seulement 22% étaient en faveur du plan Paulson et 11% ne voulaient pas d'action gouvernementale du tout.

Du point de vue non seulement des Républicains, le modèle du rêve américain inclue non seulement la possibilité de la réussite, mais également de l'échec. Aider les banques et les autres qui ont pris des risques trop grands pour s'enrichir revient à récompenser les fraudeurs et à nationaliser leurs pertes. Le 29 septembre, malgré le soutien du président, de McCain, d'Obama et des leaders des deux chambres parlementaires, le plan de sauvetage de $700 milliards dans sa version modifiée n'a pas trouvé de majorité à la Chambre des représentants. 140 Démocrates et 65 Républicains seulement ont voté oui, un Républicain s'est abstenu, mais 95 Démocrates et 133 Républicains ont voté non, donnant une majorité de 228 contre 205 au non. Par la suite, la bourse américaine a fait sa chute la plus grande en une seule journée: parce que les marchés ont anticipé une infusion et un sauvetage d'une grandeur de $700 milliards - personne ne sait combien le sauvetage des banques et autres entreprises en crise coûtera - il est pratiquement impossible de laisser le marché régler l'affaire. L'inaction n'est plus une option. Seulement les conditions restent un objet de discussion. Le temps presse car la confiance dans la bourse, dans le marché et la possibilité pour les banques et les autres entreprises ainsi que pour les individus d'obtenir des crédits doit être restaurée.

La somme semble exorbitante. Mais, dans les années 90, la crise bancaire en Suède a coûté aux contribuables 6% du PNB, celle au Japon 20% du PNB. En comparaison, 6% du PNB américain représentent à peu près $850 milliards.

Pour revenir à nos deux candidats, bien qu'Obama essaie de décrire McCain comme une continuation de Bush, celui-ci est très différent du président en exercice. C'est la raison pour laquelle il a toujours une chance réelle de remporter l'élection. A côté de la stratégie de poursuivre en Irak, la torture et Guantanamo, John McCain a notamment fortement attaqué le président sur le déficit budgétaire qui s'élèvera en 2008 approximativement à $410 milliards.

John McCain a la meilleure recette dans cette crise dans la mesure où 'il est le champion du libre-échange. L'une des raisons pour la dépression après 1929 était le protectionnisme aux EU et en Europe. John McCain, contrairement à Barack Obama, s'est opposé aux subsides à l'agriculture, aux routes, aux trains et aux médicaments obtenus par prescription.

Barack Obama vient de l'aile gauche de son parti, voilà pourquoi il avait des contacts avec Ayers - bien qu'il ne soit pas un terroriste - et voilà pourquoi Wright était son pasteur pendant vingt années - bien qu'il ne croie pas que le gouvernement a créé le SIDA pour décimer les Noirs. Dans la campagne électorale, Barack Obama s'est repositionné au centre de son parti, mais il est un champion des programmes sociaux, ce qu'on appelle dans la gille de lecture européenne un vieux social-démocrate, un champion de la société providentielle et du protectionnisme. En même temps, c'est un homme habile, opportuniste voire populiste. Il se présente comme un homme bipartisan bien qu'il à voté 96-97% au Sénat avec son parti, tandis que John McCain, durant toute sa longue carrière, a voté 83% avec son parti au Sénat. Contrairement à son rival à la présidence, Barack Obama n'a pas mené un seul effort bipartisan notable. Les efforts bipartisans auxquels il fait allusion étaient tous des lois ou mesures incontestés, adoptés à la quasi unanimité au Sénat, tandis que John McCain a livré de véritables batailles même à son propre parti.

Hillary Clinton a correctement dit que tout ce que Barack Obama peut montrer jusqu'à présent c'est un joli discours qu'il a tenu lors du congrès du parti démocrate en 2004. Ce n'est pas une référence suffisante. C'est d'autant plus inquiétant qu'il s'est à plusieurs reprises affirmé comme s'il était le messie en personne.  S'il est élu, “let's HOPE that Barack Obama will CHANGE”.

 
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