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La guerre d'Israël contre le Hamas
Article du 6 janvier 2009

Malheureusement, face à la probable défaite électorale lors des élections anticipées du 10 février 2009, les hommes et femmes du gouvernement Olmert - oui, il est toujours là - semblent avoir perdu la raison en s'aventurant dans une guerre difficile, voire impossible à gagner, en tout cas impossible à gagner sans tuer un grand nombre de civils.

La guerre d'Israël contre le Hamas dans la Bande de Gaza fait pour le moment des vainqueurs et des perdants dans la lutte électorale. Le grand gagnant, c'est le ministre de la défense Ehoud Barak. Cet ancien général et ex-premier ministre est actuellement le chef du Parti travailliste. Avant l'offensive israélienne à Gaza, il semblait sur la route d'une défaite dévastatrice lors des élections législatives. Grâce à la guerre, son parti rebondit dans les sondages.

Bien qu'il reste le favori, à cause de la guerre encore populaire en Israël, le chef de l'opposition du Likoud, Benjamin Netanyahu, semble moins sûr de finir premier. La nouvelle cheffe de Kadima, l'actuelle ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, est sur toutes les chaînes de télévision pour défendre la guerre. Elle est une femme intègre. En plus, elle n'est pas un ancien général comme la majorité des hommes politiques de premier plan. Mais en ce qui concerne les espoirs de paix et de changement de politique, elle risque de perdre sa crédibilité à moyen terme. Ni Livni ni Barak peuvent se permettre une “défaite” - une notion qui serait à définir - dans la guerre contre le Hamas dans la Bande de Gaza.

Ehoud Barak avait bien annoncé que la guerre ne sera ni bref ni facile. Il était évident qu'un succès de l'opération israélienne était impossible sans l'utilisation de forces terrestres. Mais une opération de grande envergure ne se “justifierait” que par l'objectif d'un changement de régime dans la Bande de Gaza. Pour le moment, seul la fin des attaques par des missiles Kassam (ou Qassam) et autres semble être envisagé.

La Bande de Gaza a la taille du Canton de Schaffhouse, mais une population de près de 1,5 millions d'habitants. C'est une des zone les plus densément peuplé du monde. Il est donc évident que toute guerre causera un grand nombre de victimes civiles, surtout si l'on considère que le Hamas se cache derrière les civils.



Si Israël n'envoie pas un très grand nombre de troupes pour occuper la Bande de Gaza, l'armée ne pourra jamais contrôler le territoire, ce qui pourrait causer de milliers de victimes. Etant donné que la guerre était déjà largement un désastre de relations publiques au niveau international pour Israël au moment des bombardements aériens, le gouvernement Olmert s'est probablement décidé d'aller jusqu'au bout et d'envoyer des forces terrestres, car le mal au niveau de l'image internationale était déjà fait. Uniquement un “succès” - un autre terme à définir - de l'opération pourrait faire changer l'opinion internationale. Au niveau national, le soutien est presque unanime, mais il risque de s'ébranler si la guerre ne porte pas de fruits en terme de sécurité.

Une guerre contre un ennemi qui utilise des tactiques de guérilla est impossible à gagner sans le soutien de la population locale. Avec cette guerre, Israël se fait des ennemis même parmi les - nombreux - Palestiniens qui ne sont pas adhérents du Hamas, une organisation qui n'a toujours pas su se transformer en parti de gouvernement responsable. Avec cette guerre, Israël créé de nouveaux terroristes et kamikazes.

Un “Hamastan” dans la Bande de Gaza ne fut jamais un projet viable. Vue de loin, l'impression s'impose que le Hamas a délibérément cherché le conflit avec Israël pour détourner l'attention du fait que les problèmes dans la Bande de Gaza sont largement domestiques.

Evidemment, il est intolérable pour un gouvernement de voir sa population terrorisée par des attaques de missiles envoyés plus ou moins à l'aveugle contre des objectifs civils. Mais le gouvernement Olmert n'a en même temps presque rien fait de constructif.

L'ancien premier ministre Sharon avait au moins l'excuse d'avoir comme interlocuteur Yasser Arafat, un homme à qui on ne pouvait pas faire confiance. Mais Olmert, depuis 2005, avait à traiter avec le président palestinien Abbas et, depuis 2007, en plus avec le premier ministre Fayyad. Ce sont deux personnalités crédibles et dignes de confiance. Mais le gouvernement Olmert a préféré ne pas sérieusement mettre un terme à la colonisation de territoires palestiniens et de ne pas faire d'efforts sérieux de paix.



Olmert était et est - malgré ses déboires juridiques - un champion des relations avec d'autres hommes d'Etat. Mais il n'a pas utilisé ses dons rhétoriques pour amener la paix. Il a préféré continuer la tactique de Sharon, de différer la création d'un Etat palestinien le plus loin possible, voire à jamais.

Evidemment, la prise de pouvoir par la force du Hamas dans la Bande de Gaza a changé les données. Mais Olmert aurait pu créer un exemple de bonne collaboration avec le président Abbas et le gouvernement Fayyad. Une coopération économique, politique et culturelle fructueuse pour les deux camps aurait porté des fruits dans la vie quotidienne des Palestiniens en Cisjordanie. Abbas et Fayyad auraient eu quelques chose à montrer à leur peuple et à leurs électeurs. Mais dans l'état actuel des choses, les deux sont là les mains vides. Aux yeux de leurs compatriotes, ils sont des idiots utiles d'Israël.

Une stratégie “anti-Hamas” doit inclure des éléments constructifs. Un Etat palestinien qui prospère en Cisjordanie est la meilleure recette contre le Hamas. Le Fatah n'a pas fait s'est devoirs non plus. Abbas et Fayyad sont deux personnalités crédibles, membres d'une organisation toujours, et à juste titre, perçue comme étant largement corrompue et incompétente. Le renouveau profond du Fatah se fait toujours attendre. Le manque d'alternatives risque d'avoir pour conséquence que de nombreux Palestiniens voteront Hamas à nouveau. Si le Fatah ne sait pas se renouveler, il est peut-être temps de créer un nouveau parti.

Depuis longtemps. nous savons qu'une paix durable entre Israéliens et Palestiniens doit reposer sur le respect mutuel, la fin des attentats et des missiles envoyés contre Israël, la reconnaissance par le Fatah, le Hamas et l'Etat palestinien de l'Etat d'Israël. En contrepartie, la création de colonies israéliennes sur les territoires promis au Palestiniens doit arrêter, des colonies illégales doivent être démantelées, Jérusalem pourrait devenir la capitale de l'Etat d'Israël et de l'Etat palestinien. Espérons qu'Obama et Clinton dédieront une partie de leur temps à régler définitivement le conflit palestino-israélien dans les quatre ans à venir.

 
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