Deutsch Politik Geschichte Kunst Film Musik Lebensart Reisen
English Politics History Art Film Music Lifestyle Travel
Français Politique Histoire Arts Film Musique Artdevivre Voyages

Index  Advertise  Werbung  Links  Feedback
© Copyright www.cosmopolis.ch  Louis Gerber  All rights reserved.

La crise économique mondiale
Article du 3 février 2009

La crise économique mondiale a permis le retour d'hommes et de femmes qui préconisent des grands plans et le dirigisme, qui croient en Keynes voire au socialisme.

Pendant longtemps, la chancelière allemande Angela Merkel
a su résister à cet activisme. Les plans d'Obama et de Sarkozy ainsi que la pression montante de l'opposition et de membres de la coalition en Allemagne l'ont partiellement fait changer de cap. Cependant, si les grands plans de relance et la distribution de cadeaux fiscaux aux électeurs étaient une aussi bonne idée, on en verrait chaque année et nous vivions tous dans des sociétés de surabondance.

La crise économique mondiale a fait perdre le bon sens à pleins de politiciens, chefs d'entreprises, journalistes économiques et “simples” citoyens. Pendant un moment, le président français Nicolas Sarkozy a même publiquement évoqué la possibilité de temporairement nationaliser l'industrie française.

Le retour à la discipline fiscale et, en règle générale, au bon sens, ne s'est toujours pas fait. Depuis longtemps, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Lettonie et aux Etats-Unis, pour ne nommer que quelques Etats, on a pu observer la création d'une bulle spéculative dans le secteur immobilier. Des crédits bon marchés, presque sans conditions à des gens sans moyens de payer les hypothèques pour des maisons et appartements trop chers, forment le fondement de la crise actuelle, la plus grave depuis la Grande Dépression.



Mais la crise est évidemment plus profonde. Dans certains pays comme la France, l'Etat providence trop coûteux, la bureaucratie qui paralysie l'économie et le manque d'esprit entrepreneur chez trop de gens pèsent sur le budget et freinent la croissance. En même temps, les Etats-Unis ont vécu au-dessus de leurs moyens. Etant donné que la consommation privée et le moteur de leur économie, les Américains se trouvent dans une situation qu'on décrit en anglais comme “catch-22”, une situation insoluble (même dans l'alcool): ils doivent dépenser pour ne pas plonger l'économie dans une récession encore plus profonde, et en même temps commencer à épargner plus car ils ont trop longtemps vécu à crédit. Incidemment, une autre crise pourrait encore éclater: celle des dettes des privés sur les cartes de crédit. Car contrairement aux Japonais dans les années 1990, non seulement l'Etat, mais également les citoyens sont endettés aux Etats-Unis.

Quant à la solution pour la crise économique mondiale, il n'y a pas de solution facile et rapide. A moyen et long terme, le remède s'appelle
Ordolibéralisme, le système économique prôné par Ludwig Erhard, Walter Eucken, Wilhelm Röpke et d'autres en Allemagne après la Deuxième Guerre Mondiale.

L'Ordolibéralisme prévoit un Etat fort qui s'attaque aux monopoles, oligopoles, cartels, mesures protectionnistes et autres entraves au libre-échange. En plus, l'Etat assure une infrastructure de pointe.

Aux Etats-Unis comme dans l'Union européenne, notamment en France, cela signifierait l'abandon des subventions, surtout de celles accordées à l'agriculture qui constituent toujours presque la moitié des dépenses de l'UE, donc de l'argent tout simplement gaspillé.



La crise économique mondiale est non seulement le résultat de banquiers et citoyens irresponsables et cupides, mais également d'un manque de surveillance de la part de l'Etat. Les instances de contrôle doivent être renforcées. Une meilleure régulation et non pas plus de régulation est la clef.

Quant aux instituts hypothécaires aux Etats-Unis notamment, où Fannie Mae et Freddie Mac contrôlaient, grâce aux garanties de l'Etat, 50% du marché hypothécaire ou 5000 milliards de dollars, il faut leur redonner une taille humaine. Pour éviter la reproduction d'une catastrophe de l'ampleur de la crise actuelle, il est essentiel de littéralement morceler Freddie Mac et Fannie Mae en mille entreprises. Le résultat serait 1000 entreprises contrôlant $5 milliards en hypothèques chacune.

Une solution similaire serait à adopter dans le système bancaire. Des banques trop grandes - too big to fail -  seraient à fractionner en petites banques. Il n'y a pas de capitalisme sans capital, donc sans banques. Mais en même temps, les banques comme toute entreprise ont non seulement le droit de prospérer, mais également de faire faillite (the right to succeed and the right to fail).

Actuellement à Naples, je dirais que la solution de la crise économique mondiale n'est pas d'attendre des miracles de l'Etat (bailout et plans de relance), de la Madone ou de Maradona, toujours un Saint à Naples, mais bien sur de suivre la maxime “Aide-toi et le Ciel t'aidera”.




The World's largest selection - Shop now!
Moonlight Sonata, Op. 27, No. 2 (Complete) - sheet music at www.sheetmusicplus.com Moonlight Sonata, Op. 27,...
Piano Classics - Easy Adult Piano - sheet music at www.sheetmusicplus.com Piano Classics - Easy Adu...
100 Best Loved Piano Solos - Big Note Easy Piano - sheet music at www.sheetmusicplus.com 100 Best Loved Piano Solo...
The Sassmannshaus Tradition: Early Start on the Violin, Volume 1 - sheet music at www.sheetmusicplus.com The Sassmannshaus Traditi...
21 Great Classics - Easy Piano - sheet music at www.sheetmusicplus.com 21 Great Classics - Easy ...
Suzuki Violin School, Volume 2 - Violin Part - sheet music at www.sheetmusicplus.com Suzuki Violin School, Vol...




Deutsch Politik Geschichte Kunst Film Musik Lebensart Reisen
English Politics History Art Film Music Lifestyle Travel
Français Politique Histoire Arts Film Musique Artdevivre Voyages

Index  Advertise  Werbung  Links  Feedback
© Copyright www.cosmopolis.ch  Louis Gerber  All rights reserved.