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Les élections palestiniennes du 25 janvier 2006
Le Hamas gagne une majorité absolue de 76 sièges sur 132 dans le parlement palestinien; le Fatah régresse à 43 sièges
.

Ajouté le 6 octobre 2006
Le leader du Hamas et premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a dit devant des milliers de sympathisants rassemblés à Gaza: "Nous ne reconnaîtrons pas Israël." Il a seulement offert "une trêve" si Israël permet "la création d'un Etat palestinien sur les territoires occupés en 1967 avec Jérusalem comme capitale..." Il a en plus rejeté "les ingérences étrangères" et "les diktats du Quartet" composé des Etats-Unis, de l'Union européenne, de la Russie et des Nations Unies.

Ajouté le 4 octobre 2006
Selon le président Abbas, les négociations entre le Fatah et le Hamas pour former un gouvernement d'unité nationale ont définitivement échoué. L'accord provisoire de coalition du 11 septembre n'est plus valable. Devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York à la fin de septembre, Abbas avait promis la reconnaissance d'Israël, ce que le Hamas avait tout de suite démenti. Par conséquence, Abbas ne voit plus de base commune possible entre le Fatah et le Hamas.

Article du 31 janvier 2006
Le Mouvement de la Résistance Islamique, le Hamas, a gagné les élections palestiniennes du 25 janvier 2006. C'est presque tragique car, après la mort d'Arafat et la seconde attaque cérébrale de Sharon qui l'empêchera à jamais d'assumer à nouveau ses fonctions, deux obstacles à une paix durable étaient "éliminés".

Avant de sombrer dans le coma, Sharon était à moitié engagé dans une politique de paix, même s'il est indiqué de conserver une dose de scepticisme sur ce point car il pourrait très bien s'agir d'une simple manoeuvre tactique: lâcher la Bande de Gaza pour garder la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Saboter la fameuse "feuille de route" et le processus de paix par un désengagement unilatéral qui empêche à long terme la création d'un Etat palestinien, c'est ainsi que Dov Weissglass, le conseiller de Sharon, a présenté la stratégie du premier ministre en 2004. Mais qui sait si la dynamique des évènements n'aurait pas forcé Sharon à aller plus loin. D'autres forces politiques en Israël, notamment le parti des travaillistes, se sont récemment dites prêtes à céder des territoires supplémentaires, y compris Jérusalem-Est.

Le Hamas, le mouvement des islamistes intransigeants en Palestine, a officiellement été créé en 1987 à partir de plusieurs mouvements et associations liés aux Frères musulmans. Le Hamas se fait internationalement remarquer pendant la première Intifada et se radicalise ensuite de plus en plus. Il se distingue par sa lutte armée contre l'Etat d'Israël, des attaques suicides contre des civils israéliens sur le territoire d'Israël ainsi que par ses assassinats de Palestiniens soupçonnés de collaborer avec "l'ennemi". Le gouvernement israélien tolère initialement le Hamas, espérant y trouver un contrepoids contre l'OLP et son leader Arafat.

Etant donné que le Hamas prône la création d'un Etat palestinien sur le territoire de la Palestine historique, ce qui implique jusqu'à aujourd'hui la destruction de l'Etat d'Israël, les autorités israéliennes adoptent rapidement une politique de non-reconnaissance, de répression et même d'assassinats ciblés contre des représentants du Hamas. L'armée israélienne tue notamment le 22 mars 2003 le fondateur paralytique du Hamas, le Cheikh Ahmed Yassine, ainsi que le 17 avril 2004 son successeur à la tête du mouvement islamiste, Abdel Aziz al-Rantissi.

Le Hamas est une organisation islamiste militante qui s'oppose aux négociations de paix avec Israël, notamment aux Accords d'Oslo de septembre 1993. En 1996, le Hamas refuse de participer aux élections législatives en Palestine. Sous l'influence du Premier Ministre israélien Ariel Sharon (article en allemand), le gouvernement américain de George W. Bush ne reconnaît pas le Hamas comme un partenaire valable, mais le considère comme un mouvement terroriste. Une position ensuite partagée par l'Union européenne.

Le résultat des élections palestiniennes du 25 janvier 2006 avec la victoire du Hamas reflète le mécontentement des Palestiniens à l'égard de leur gouvernement et du Fatah, inefficaces et corrompus tous les deux. Ce vote de protestation et de radicalisation pourrait tout de même graduellement faire sortir les antagonistes Israéliens et Palestiniens de leur impasse.

La Palestine n'est pas viable et dépend de l'aide extérieure. Beaucoup de Palestiniens vivent toujours dans des camps de réfugiés où le taux de chômage dépasse les 50%. Sans espoir ni perspectives, ces gens sont une proie facile des extrémistes. Etant donné que les Israéliens jouent non seulement un rôle crucial comme employeurs des Palestiniens, mais aussi que l'organisation de la vie quotidienne sur le territoire de l'Autorité palestinienne dépend largement d'Israël, par exemple en ce qui concerne l'approvisionnement en électricité et en eau, Palestiniens et Israéliens doivent de toute façon trouver un modus vivendi. Le Hamas doit maintenant prouver à ses électeurs qu'il sait faire le passage d'un groupe extrémiste à un parti constructif et compétent qui peut durablement améliorer le sort des Palestiniens et éliminer la corruption omniprésente sous le gouvernement du Fatah.

N'oublions pas non plus que pendant la période du mandat britannique en Palestine, bon nombre de "terroristes" et/ou "membres de mouvements de libération" juifs (selon la perspective), sont ensuite devenus des hommes politiques et pour certains, des hommes d'Etat israélien de premier plan.

Les Palestiniens quant à eux sont divisés, non seulement entre le Hamas et le Fatah, mais également au sein du Fatah dans lequel, avant les élections, des forces réformatrices se faisaient entendre au point de vouloir se présenter aux élections de 2006 sur une liste séparée, ce qui n'a été évité qu'au dernier moment.

Si le Hamas se montre raisonnable, l'exclusion et la marginalisation de ce groupe ne sont pas une bonne stratégie, étant donné que ce parti a démocratiquement gagné le pouvoir. Pour le moment, les leaders palestiniens émettent des signes peu encourageants, refusant notamment de reconnaître le droit d'existence de l'Etat d'Israël. Mais dans quelques semaines déjà, ils réaliseront les dures réalités sur le terrain et l'éventuel gèle de l'aide de l'Union européenne (500 millions d'Euros en 2005), indispensable a la survie de la Palestine, aidera à apaiser les esprits. En plus, le président Mahmoud Abbas (Abou Mazen), homme modéré, assure toujours la première fonction sur le territoire de l'Autorité palestinienne, lui aussi avec un mandat du peuple, élu le 9 janvier 2005 pour quatre ans.

Lors de son entretien avec le premier ministre israélien par intérim, Ehud Olmert, la chancelière allemande Angela Merkel a clairement posé trois conditions à l'aide de l'UE à l'Autorité palestinienne: le Hamas doit reconnaître le droit d'existence d'Israël, renoncer à la violence et accepter la "feuille de route".

Passant par une phase de tolérance mutuelle, Palestiniens et Israéliens pourraient éventuellement arriver à la reconnaissance mutuelle, à la prospérité et une paix durable dont la région à besoin. Il n'y a pas d'alternative. Sinon on risque une guerre civile sur le territoire de l'Autorité palestinienne, une guerre ouverte entre Israéliens et Palestiniens, voir en conflit impliquant d'autres forces régionales et extra-continentales.

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