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Ségolène Royal brigue la présidence
Elle remonte dans les sondages, mais DSK reste le grand favori
Article du 7 décembre 2010

Ségolène Royal brigue la présidence, non pas du PS, mais de la République française. Si Dominique Strauss-Kahn se présente, les chances de la belle femme au sein du PS seront quasiment zéro. Si DSK décide de rester à la tête du FMI, la lutte entre Ségolène Royal et Martine Aubry sera féroce. En plus, de nombreux autres candidats se présentent déjà. Dans le cas d'une non-candidature de DSK, une prédiction du candidat socialiste est impossible.

Ségolène Royal semble vouloir exploiter le fait que Dominique Strauss-Kahn, en tant que directeur général du FMI, est tenu au silence par sa fonction. Il ne peut pas ouvertement déclarer son ambition présidentielle. Elle a pris un entretien de DSK au magazine allemand Stern comme prétexte. Dominique Strauss-Kahn déclarait qu'il s'était engagé à aller jusqu'au bout de son mandat à la tête du FMI en 2012, manquant ainsi les primaires socialistes d'automne 2011.

Le 29 novembre 2010, Ségolène Royal s'est donc empressée à annoncer sa candidature aux primaires du PS. En tant que premier ténor du PS à se déclarer ouvertement et en bousculant le calendrier du PS, la présidente de la région Poitou-Charentes s'est créée un avantage tactique qui se reflète déjà un peu dans les derniers sondages.

Selon le sondage OpinionWay du Figaro, publié le 3 décembre, 22% des sympathisants socialistes voyaient en Ségolène Royal leur candidate à l'élection présidentielle. Elle arrivait à distancer légèrement Martine Aubry, qui ne récoltait qu'un soutien de 19%. Quant à Dominique Strauss-Kahn, avec 49%, il se plaçait toujours clairement en tête.

Selon un sondage réalisé du 30 novembre au 1er décembre et publié dans Libération le 2 décembre, DSK arrivait en tête avec 46% d'opinions favorables parmi les sympathisants socialistes devant Martine Aubry avec 10% et Ségolène Royal avec 8%. Manuel Valls avec 8%, François Hollande avec 7% et Arnaud Montebourg avec 7% étaient les candidats potentiels suivants. Parmi les sondés avant réellement l'intention de participer aux primaires socialistes, DSK récoltait 41%, Ségolène Royal 16% et Martine Aubry 14%.

Selon un sondage CSA paru dans Le Parisien du 2 décembre, DSK restait en tête avec 29% des intentions de vote devant Ségolène Royal qui réussissait à faire une percée avec 19% et Martine Aubry avec 16%.

Selon un sondage IFOP pour France-Soir paru le 3 décembre, 63% des Français désapprouvait la candidature de Ségolène Royal tandis que 57% des sympathisants du PS l'approuvait.




Ségolène Royal a laissé une porte ouverte à DSK en déclarant: “Si Dominique revient, contrairement à ce qu'il a dit, et dit qu'il a envie d'être candidat à l'élection présidentielle, nous nous verrons et nous mettrons en place le meilleur dispositif gagnant”. L'idée de la présidente de la région Poitou-Charentes est évidemment de se mettre dans une position gagnante avant ce moment. Elle a besoin de la base pour s'imposer. En 2007, Aubry, DSK et d'autres avaient fait front contre elle, la jugeant - à juste titre - pas à la hauteur de sa tâche de candidate du PS à la présidence.

Ségolène Royal, qui n'a pas oublié le congrès de Reims de novembre 2008. Arrivant en tête du premier tour de l'élection du premier secrétaire du PS avec 42,9% devant Martine Aubry avec 34,5%, mais battu au deuxième tour par 42 voix, soit 50,02% contre 49,98%, elle avait demandé un deuxième décompte, qui donnait Martine Aubry gagnante avec 102 voix. Les accusations de fraude électorale des deux côtés étaient embarrassantes pour l'image du PS. En février 2010, la présidente de la région Poitou-Charentes avait déclaré: “Je ne me laisserai pas marcher dessus. Si les primaires ne sont pas correctes, s'il y a de la triche, je reprendrai ma liberté.”

Le 30 mai 2010 sur France 5, Ségolène Royal avait encore déclaré: “Je préfère faire le sacrifice d'une ambition personnelle et voire gagner la gauche que le contraire.” Elle croyait encore dans “une décision collective, un dispositif collectif”. Ensemble avec Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, elle voulait encore décider “comment nous nous engagerons dans cette campagne.”

Le 30 juin 2010 encore, Ségolène Royal déclara: “Je ne serai candidate contre aucun autre des deux grand leaders du parti socialiste [...].”

Le 25 août 2010, Ségolène Royal voulait encore respecter les échéances: “Je respecte les échéances. Le moment n'est pas venu de la candidature. Le moment est venu du travail collectif [...].”


Lors de la déclaration de sa candidature à l'investiture socialiste le 29 novembre 2010, Ségolène Royal avait le culot de proposer à DSK de devenir son premier ministre. Quant à la première secrétaire du PS, Martine Aubry, elle est restée muette. Elle s'est engagé à attendre une décision de Dominique Strauss-Kahn. Elle ne se déclarera candidate que si DSK ne se présente pas.

Non seulement dans les échelons supérieurs du PS, mais également dans le parti des Verts, le malaise face à la candidature de Ségolène Royal se fait sentir. Le coprésident des Verts, Daniel Cohn-Bendit, concluait:
“Le débat le plus intéressant serait Strauss-Kahn contre Sarkozy.”

Presque tout le monde assume que le président, Nicolas Sarkozy, se représentera en 2012. Il ne s'est pas encore prononcé officiellement, mais il a indirectement confirmé qu'il sera le candidat à sa propre succession en déclarant selon Le Monde du 30 novembre: “Moi, vous savez, je suis là pour deux mandats, pas plus. Après ce sera la dolce vita.” Mais si DSK se présente, il se pourrait bien que la dolce vita du petit Nicolas commence dès 2012.

Tout est relatif. Le choix entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy était facile. Le candidat le plus capable a été élu président. En 2012, cela sera une autre histoire. Le désenchantement du peuple avec Nicolas Sarkozy est profond.

Le président français a poussé quelques réformes, mais rarement de manière très courageuse. Les Français ont protesté contre la réforme du système de retraite. Pourtant, le relèvement progressif en six ans de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ne convainc pas. Si l'on considère que l'Allemagne repoussera l'âge de la retraite à 67 ans et que la France est le pays avec le plus de centenaires en Europe, la réforme de 2010 reste trop timide. D'ici quelques années, le gouvernement et le parlement français devront adopter une autre réforme, avec de nouvelles vagues de protestations garanties. Pourquoi n'a-t-on pas fait une seule grande réforme?

DSK, en tant que directeur du FMI, nommé candidat à ce poste par Sarkozy lui-même, est le candidat le plus
“bourgeois” que le PS peut offrir. La probabilité que Nicolas Sarkozy remonte dans les sondages de manière spectaculaire est mince. Si Dominique Strauss-Kahn ne fait pas d'erreur majeure et reste bien sage à la tête du FMI jusqu'au dernier moment opportun pour remporter les primaires du PS, il sera très probablement le prochain président de la République française. [15.5.2011: Le 14 mai 2011 à New York, Dominique Strauss-Kahn a été arrêté pour agression sexuelle, tentative de viol et séquestration. Une femme de chambre de l'hôtel Sofitel de NYC l'accuse d'avoir tenté de l'agresser sexuellement. Cette affaire discrédite DSK comme candidat à l'Elysée. DSK était le seul candidat de gauche plus au moins crédible. Aubry, Royal et Hollande ne font pas le poids face à Sarkozy].









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