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La primaire du PS

Ajouté le 12.10.2011 à 22h17
La surprise c'est que Royal appelle à voter Hollande: “Il est arrivé en tête du premier tour et il est légitime d'amplifer cete avance. Les solutions neuves que je défends seront prises en compte dans le programme du candidat: réforme bancaire, lutte contre les licenciements, moralisation de la vie politique avec le non-cumul des mandats et mutation écologique de l'économie.“ Royal a ajouté: “Nous devons donner un élan à notre candidat avec une nette avance que ne laissera aucune prise à la droite.“ Cf. également: Hollande et Aubry au deuxième tour.


Article du 1er octobre 2011  
Les Primaires citoyennes seront les premières primaires présidentielles du Parti socialiste (PS), organisées le 9 et, si un second tour s'avère nécessaire, le 16 octobre 2011. Elles ont été précédées par deux débats télévisés.

Approuvée par plus de deux tiers des membres du Parti socialiste en octobre 2009, l'organisation d'une primaire par le PS est une première en France.

La bonne nouvelle, c'est que, selon les sondanges, les électeurs du PS ont compris que Ségolène Royal ne fait pas le poids. Il s'agit donc d'une course de Martine Aubry contre François Hollande. Les autres candidats du PS à l'élection présidentielle ne font que de la figuration, du moins aussi longtemps qu'un des deux favoris ne se fait pas éliminer par un scandale de dernière minute. Mais tout le monde contera au deuxième tour, qui ne semble fort probable car aucun candidat ne semble pouvoir remporter la majorité absolue au premier tour.

L'autre bonne nouvelle pour le PS, c'est que la primaire du PS attire l'attention des électeurs et des médias. Cet exercice démocratique à l'américaine montre, dans la forme, une approche moderne qui inclut l'électeur. La mauvaise nouvelle, c'est que le soufle de modernité ne se reflète pas dans le contenu des propositions des candidats. La substance du PS reste celle d'un parti socialiste traditionnel qui ne s'est pas affranchi des vieilles idées de la gauche. La crise fait croire encore plus à la gauche que le socialisme et la vieille sociale-démocratie non-réformée offrent les réponses pour un futur prospère.

La France souffre déjà d'un marché de travail trop rigide, de lois du travail qui étouffent la création de nouveaux emplois, mais Ségolène Royal juge “absolument nécessaire” l'adoption d'une loi “pour interdire les licenciements boursiers”. Le taux de chômage en France et trop élevé parce qu'il est très difficile de licencier quelqu'un dont on n'a plus besoin et/ou qui ne travaille pas comme il faut. Dans une telle situation, les entreprises en France sont très prudent avec de nouveau engagements. Comme mesure contre la globalisation, c'est-à-dire la concurrence internationale, interdire des licenciements n'est pas non plus une mesure crédible. Après les débâts, parlant à des salariés à Toulouse, Ségolène Royal a dénoncé “l'inertie du pouvoir Sarkozy face à la crise”.

Dans les deux débats présidentiels, Ségolène Royal s'est opposée à une augmentation des impôts pour ne pas mettre en danger la croissance, mais elle a toutefois envisagé une nouvelle tranche d'impôts pour les plus riches. Grâce à la lutte contre la fraude fiscale des plus hauts revenus, elle espère pouvoir récupérer 40 milliards d'euros. La réforme du secteur bancaire serait sa première mesure en tant que présidente. Elle annonça: “Ma première décision sera la réforme bancaire” car “leur premier métier c'est de financer l'économie réelle pas de spéculer sur la dette des Etats”. Elle envisage de “relancer les aides financières aux PME par l'intermédiaire d'une banque publique d'investissement” pour “créer des richesses avant de relancer les impôts”. Mais elle veut également bloquer le prix de l'essence et des produits de première nécessité. Ségolène Royal préconise “l'entrée de l'Etat dans le capital des entreprises stratégiques”, notamment le secteur des voitures électriques. Lors du deuxième débat, Ségolène Royal a défini ses priorités comme étant l'emploi, l'éducation, la sécurité et le pouvoir d'achat.


Martine Aubry quant à elle, a annoncé le création de 300,000
emplois d'avenir. Elle veut organiser une conférence salariale pour décider d'une redistribution juste de la richesse. Elle veut supprimer les niches fiscales. Elle préconise un déficit en-dessous de 3% pour 2013, en critiquant François Hollande qui ne prévoit le retour à l'équilibre des comptes publics qu'en 2017. Martine Aubry ne trouve “pas normal que le Smic n'ait pas été augmenté depuis 5 ans”. Elle annonce donc une augmentation du Smic pour le premier juillet, sans annoncer un chiffre précis. En 2007, elle avait défendu l'idée lumineuse d'un Smic à 1500. En 2011, elle propose de mettre 10,000 policiers de plus dans les rues avec un coût qu'elle projette à €300 millions. Il paraît qu'à Lille, elle a eu du succès avec une collaboration plus étroite entre policiers et magistrats. François Hollande a repris cette idée.

Ségolène Royal a rappelé que, lors de la dernière élection présidentielle, elle a été fortement critiquée pour son idée d'un encadrement militaire des délinquants. Dans le deuxième débat présidentiel en 2011, elle a élaboré son point de vue: “Le problème, c'est qu'il n'y a pas suffisamment de place dans les centres fermés. Le coût journalier d'un jeune dans un tel centre est de 600 par jour. Dans les établissements publics de la défense, c'est environ 100 par jour.”

François Hollande a une longue carrière d'homme politique derrière lui, mais contrairement à son ex-compagnon, Ségolène Royal, il n'a pas d'expérience ministérielle. En plus, son bilan à la tête du Parti socialiste est pour le moins mitigé. Son programme électoral n'est pas mieux. Il disait: “Je ne crois aux solutions ni judiciaires ni administratives”. Par contre, il préconisait la “dissuasion financière”, en rendant “très cher le licenciement”. A la place des 300,000 “emplois d'avenir” de Martine Aubry, on trouve chez François Hollande 200,000 “contrats de génération”.


François Hollande a beau être le favoris dans les sondages, il risque de se faire coiffer au poteau s'il y a un deuxième tour, car Ségolène Royal risque fort de soutenir Martine Aubry pour éviter que son
ancien compagnon, qui l'a trompée et quittée pour une autre, ne soit élu président. L'animosité entre Dominique Strauss-Kahn et Hollande, qui est le fruit de la rivalité des deux hommes et qui remonte à l'an 2000 (voir plus tôt), pourrait amener DSK à soutenir Aubry (plus au moins ouvertement, par exemple en faisant son “remplaçant” dans la course à l'Elysée, Manuel Valls, dire à ses adeptes de soutenir Aubry au deuxième tour). Le duel Hollande-Aubry est loin d'être décidé.

Aucun candidat de la gauche n'est convaincant. Quelques propos semblent raisonnables au premier abord, mais dès qu'on rentre dans les détails, la veille gauche étatiste et planificatrice fait surface.

Le président actuel est discrédité. En plus, il n'a ni le déficit ni la dette de la France sous contrôle. Sa fameuse
“règle d'or” ne prévoit ni sanctions ni exigences chiffrées à remplir. Le seul espoir pour la France, c'est que Nicolas Sarkozy décide de ne pas se présenter et de laisser la place à un homme crédible de la droite ou du centre. La probabilité d'une telle tournure semble malheureusement minime. En plus, qui serait cet homme ou cette femme?









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