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La lutte pour le pouvoir en Egypte
Article du 1er décembre 2012, ajouté à 18:49
  
La semaine passée, le président égyptien Mohamed Morsi (*1951) a réussi l'impossible. Avec ses sept décrets constitutionnels, avec lesquels il s'est quasiment approprié les pleins pouvoirs en Egypte, il a forcé quasiment toutes les factions oppositionnelles à s'unir contre lui.

Mohamed Morsi a soit sous-estimé les réactions qu'il allait provoquer avec sa déclaration constitutionnelle du 22 novembre 2012 soit délibérément cherché à gagner une position au-dessus de la justice pour réclamer un pouvoir quasi-absolu. Mais les évènements en Egypte ne se présentent pas en noir et blanc.

En fait, le système de justice reste largement infesté par des juges nommés par l'ancien président Hosni
Moubarak et son système. L'ancien procureur général de l'Egypte faisait tout pour protéger les hommes déchus de l'ancien système. Pour Mohamed Morsi, il était temps d'agir. La Haute cour constitutionnelle avait déclaré “illégal” et réussi à renvoyer, à la maison, la Chambre basse du parlement, dans laquelle les Frères musulmans détenaient la majorité. En plus, les juges de la Court constitutionnelle s'apprêtait à faire de même pour l'Assemblée constitutionnelle. C'est la raison pour laquelle le président Morsi à juger utile d'accélérer les délibérations au sujet de la nouvelle constitution égyptienne. Après la dissolution de Parlement, c'était le Conseil suprême des forces armées qui s'était formellement attribué le pouvoir législatif, une situation peu encourageante.

Face à l'opposition politique réunissant quelques 200,000 protestataires sur la Place Tharir au Caire le 27 novembre 2012, le conseiller présidentiel Essam El-Erian déclara à la journaliste Christiane Amanpour, sur la chaîne CNN, que les délibérations sur le projet d'une nouvelle constitution allaient se poursuivre le soir même pour aboutir le lendemain. Au bout de deux semaines seulement, le président Morsi soumettrait la nouvelle constitution au peuple égyptien dans un référendum. Avec l'adoption de la nouvelle loi fondamentale, les pouvoir extraordinaires du président de la déclaration constitutionnelle, contestée du 22 novembre, allait expirer.

Essam El-Erian déclara également que les droits des femmes et des minorités allaient être garantis par la constitution. Tôt le matin du 30 novembre 2012, l'Assemblée constituante égyptienne approuva la nouvelle constitution. De ses 100 membres, 85 étaient présents et votaient en faveur du projet constitutionnel. En fait, presque tous les membres libérales, laïques, modérés, chrétiens et féminins avaient boycotté le vote, voire
quitté l'Assemblée déjà dans les semaines précédant le vote; encore durant les délibérations dominées par les Frères musulmans et les Salafistes. Parce que 11 membres n'étaient pas présents à l'Assemblé, ils n''avaient pas officiellement résigné leurs mandats; 11 membres des Frères musulmans et Salafistes prenaient leurs postes et votaient à leur place. De toute façon, les Frères musulmans et les Salafistes contrôlaient une majorité absolue dans l'Assemblée constituante. Aucun chrétien (Copte) et aucune femme modérée ou libérale (seulement 4 femmes islamistes) ont voté en faveur de la nouvelle constitution.

Un regard sur la nouvelle constitution montre que les Islamistes n'avaient en effet pas changé la formule de la Constitution de 1971 selon laquelle
les principes de la charia” et non pas la charia elle-même sont la source principale de la législation”. Par contre, la formulation de plusieurs des 234 articles constitutionnels permet une interprétation islamiste de la constitution. Dorénavant, le président ne pourra être réélu qu'une fois, donc 8 ans de présidence au maximum par président.

Comme annoncé par
Morsi et ses collaborateurs, un référendum sera organisé au bout de deux semaines. Les électeurs égyptiens auront donc la possibilité de se prononcer au sujet de la nouvelle constitution. Une fois celle-ci adoptée, les pouvoirs extraordinaires de Morsi disparaîtront.

L'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Mohamed El Baradei, qui avait nettement échoué lors de l'élection présidentielle, a déclaré:
“Cette Constitution n'a pas de valeur, pas d'avenir, elle finira dans les poubelles de l'Histoire”. Il y a des raisons pour voter contre cette constitution, mais il ne suffit pas de faire de grandes annonces à la télé et de manifester dans les rues, cette bataille sera décidée aux urnes.

Est-ce que les juges annuleront la nouvelle constitution ou invalideront le référendum? Est-ce que les perdants respecteront le résultat? Est-ce que les Frères musulmans tenteront de conquérir tout le pouvoir pas à pas? Que feront les militaires?

Espérons que l'unité de l'opposition sera maintenue au référendum et durera jusqu'aux prochaines élections législatives au début de 2013 et qu'elle présentera une alternative crédible!


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