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Les élections allemandes 2005
Article du 2 septembre 2005

[Le 22 novembre 2005: Aujourd'hui Angela Merkel a été élue Chancelière, avec 397 voix sur les 611 validées. 202 parlementaires ont voté contre elle, 12 se sont abstenus, 1 vote a été déclaré nul. Etant donné que la Grande Coalition contrôle 448 voix (226 CDU/CSU, 222 SPD), cela signifie que probablement 51 membres de cette coalition ont refusé de donner leur voix à la Chancelière].
 
Les élections allemandes du 18 septembre 2005 semblent décidées, une écrasante majorité des électeurs donne l'alliance oppositionnelle de la CDU/CSU et du FDP comme vainqueur. Il n'y a que le duel télévisé du 4 septembre entre les deux candidats numéros un, le chancelier Gerhard Schröder et le chef de l'opposition, Angela Merkel, qui pourrait influencer le destin politique de l'Allemagne.

Angela Merkel ne s'est pas encore distinguée par une rhétorique brillante. De ce fait, Gerhard Schröder espère de remporter le duel. Cependant, si Merkel se bat honorablement, elle aura déjà gagné, un peu à l'image de George W. Bush, à qui on ne donnait pas non plus beaucoup de crédit contre Al Gore.

Des facteurs extraordinaires qui pourrait faire basculer l'élection à la dernière minute ne semblent pas en vue. Il y a trois ans, le malheureux Edmund Stoiber voyait le poste de chancelier lui échapper l'élection pour un petit rien du tout à cause de trois facteurs, si l'on met de côté son manque d'attrait personnel en dehors de la Bavière. Tout d'abord, la polémique anti-américaine de Gerhard Schröder contre le soutien à une possible intervention en Iraq, et ce même dans le cas d'un soutien par une résolution des Nations Unies. Ensuite, les inondations en Allemagne en 2002 qui offrait au chancelier Schröder l'occasion de se présenter comme décideur et battant, tandis que Stoiber hésitait avant de se montrer en bottes de caoutchouc dans les zones dévastées par l'eau. Finalement un parti libéral qui perdait à la dernière minute un ou deux pourcents des électeurs à cause de l'affaire Möllemann. Qu'on se souvienne: l'ancien ministre de l'ère Kohl entraînait le très sérieux parti libéral et son jeune chef, Jürgen Westerwelle, dans une vague de populisme avec des actions douteuses, qui permettait d'abord au FDP de gagner temporairement des électeurs avant de perdre sa crédibilité. Le résultat tragique de toute l'affaire fut non seulement l'échec électoral de la droite, mais également le suicide de Möllemann (le parachutiste passionné, accusé d'antisémitisme et écarté du parti libéral, il n'ouvrit pas son parachute et s'écrasa sur le sol).

L'annonce de Gerhard Schröder de demander des élections anticipées, finalement acceptées par le président allemand Horst Köhler ainsi que par la cour constitutionnelle, est un dernier example des décisions solitaires à la va-vite du chancelier, sans consulter ni ses partenaires dans la coalition, ni le président Horst Köhler, à qui incombe le droit constitutionnel de dissoudre le parlement et de décréter des élections anticipées.

Le chef de la CSU, Edmund Stoiber, résumait bien la situation: Il accusait le gouvernement de dilettantisme dans son traitement de la question du vote de confiance au parlement - avec l'intention du SPD de ne pas soutenir leur chancelier pour aboutir à des élections anticipées. Au dires de Stoiber, c'était "chaotique comme au fond toute la politique des sept dernières années". A cela, il n'y a rien à ajouter, si ce n'est que le fait de réduire le mandat de ce gouvernement de dilettante ne peut faire que du bien. Une année de manque de réformes en plus aurait était fatale, non seulement pour l'Allemagne, mais aussi pour l'Europe toute entière, avec ces trois hommes malades qui sont l'Italie, la France et l'Allemagne.

D
ifférents faits devraient faire réfléchir Berlusconi, Chirac et Schröder: par exemple, alors que l'Irlande, la Grèce et le Portugal étaient, il y a trente ans, les parents pauvres en Europe, le PNB par habitant actuel de l'Irlande a dépassé celui de l'Allemagne et celui de la France.

Q
uant au bilan du gouvernement Schröder, il est pitoyable. Le chancelier des grandes annonces, Gerhard Schröder, n'a finalement tenu aucune promesse. Tout ce qu'il a annoncé comme priorité du chef, notamment la reconstrucition de l'économie est-allemande et la réduction du chômage, s'est soldé par des échecs glamoureux.

Le chancelier prend la fuite parce que son parti ne le suit pas sur le chemin des réformes. Schröder espère peut-être entrer dans l'histoire comme le chancelier des réfomes, celui qui a initié les réformes douloureuses mais nécessaires qui ont ramené l'Allemagne sur le chemin du succès économique. Mais en fait, il a tout d'abord annulé les quelques réformes du gouvernement précedent. Puis il est resté longtemps immobile, avant d'entamer de manière hésitante et chaotique des réformes qu'en pourrait résumer par les termes "trop peu, trop tard."

Quant à Angela Merkel, elle a accumulé de l'expérience gouvernementale sous son ancien mentor, Helmut Kohl, qu'elle a fait tomber du piédestal au moment opportun, lorsque ses rivaux dans la CDU louvoyaient encore. De Kohl, elle a bien appris le jeu des intrigues et des machinations pour gagner et préserver le pouvoir - comme dernièrement avec son annonce de nommer le professeur Kirchhof dans son équipe pour définitivement évincer son rival Friedrich Merz. Elle doit encore démontrer ses capacités de diriger l'Allemagne et d'être un chancelier de réformes.

Sa biographie démontre qu'elle est une analyste intelligente qui apprend vite et qui sait s'imposer. Mais elle n'a pas de base de pouvoir dans son parti. Elle est une femme divorcée sans enfant qui vit avec son deuxième mari. En plus, elle est de l'Allemagne de l'Est. Bref, son profil n'est pas typique pour la CDU/CSU. Elle ne sait pas encore transformer ces "désavantages" en avantages. Les femmes et les citoyens de l'Allemagne de l'Est ne s'identifient pas à elle.

Angela Merkel aura besoin de gagner le soutien d'une majorité des Allemands pour imposer des réformes. Jusqu'à présent, à chaque fois qu'il y avait de la résistance, elle a fait marche arrière, par exemple dans la question d'une réforme radicale des impôts et du système de santé. Est-ce que c'était tactique, pour rester au pouvoir dans la CDU? Est-ce que le chancelier Merkel aura le courage d'aller plus loin que la base de son propre parti ne le veut, comme certains l'estiment? De toute façon, l'Allemagne aura besoin de se souvenir de la politique économique des ordo libéraux tels que Ludwig Erhard, Wilhelm Röpke et Walter Eucken, qui ont su mettre en place les fondements intellectuels et imposer les politiques qui ont permis le miracle économique de l'Allemagne des années 1950. Si Angela Merkel y arrive, même l'Allemagne de l'Est verra bientôt "les paysages florissants" promis par Helmut Kohl lors de la réunification.




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Alfred C. Mierzejewski: Ludwig Erhard. Siedler, 2005, 397 S. (engl. Originalausgabe The University of North Carolina Press 2004). Bestellen bei Amazon.de. Get the English edition from Amazon.de, Amazon.com or Amazon.co.uk.

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